Le problème d’électricité se pose avec acquitté en Guinée. Face aux médias ce mercredi 17 janvier, l’administrateur général de Electricité de Guinée (EDG), Abdenbi Attou et son équipe, ont procédé dans un réceptif hôtelier de la place, à une restitution à mi-parcours du bilan des actions de redressement de la société EDG accusée de tous les noms d’oiseaux.

Cette présentation porte beaucoup plus sur les deux années de gestion de la Guinéenne d’électricité par le groupe Veolia-Seureca que des solutions de « sortie de l’obscurité ».

« A l’arrivée de Veolia, EDG faisait face à une crise structurelle et une crise opérationnelle », a rappelé M. Attou.

Avant d’ajouter que : « le contrat de quatre ans, est établi en deux volets : un an pour effectuer un diagnostic et établir un plan d’action, et trois années pour mettre en place les reformes et engager la relève, une équipe d’experts dédiés au redressement. »

Poursuivant, il a donné des chiffres plutôt réconfortants : « A la fin de 2017, la situation d’exploitation a connu une nette amélioration avec une augmentation de 44% de l’électricité produite et distribuée entre 2015 et 2017 et ce, suite au renforcement des infrastructures de production par l’Etat (centrale hydroélectrique de Kaleta et adjonction des 100 Mégawatts thermiques) et à la réhabilitation des propres moyens de production d’EDG. Une baisse substantielle du temps de coupures de 40% une baisse des charges de fonctionnement (hors achat d’énergie et de carburant) de 31% (soit 122 milliards de GNF) et une augmentation du nombre d’heures de formation de 100%, ont été enregistrés. La réhabilitation et le renforcement des moyens de production, la mise en place d’un plan de maintenance optimisé et adapté et la mise à disposition d’outils et de moyens d’exploitation ont permis l’amélioration des performances techniques. »

D’autres chiffres ont également été donnés, notamment le chiffre d’affaires d’EDG qui est en hausse de 42% de 2015 à 2017.

Ensuite : « Sur le plan de la performance commerciale, des réalisations au niveau du service client ont été concrétisées pour répondre aux principaux enjeux du contrat. Pour les populations, cela représente 61 000 compteurs posés et raccordés afin de mieux maitriser les consommations et réduire les problèmes de facturation au forfait ; la remobilisation des équipes commerciales, la mise en place d’outils de suivi ont permis d’augmenter de 78% les encaissements, soit une augmentation de 5 points de taux de recouvrement (passage de 77% en 2015 à 82% en 2017) et des ventes de 68% contribuant ainsi au redressement du secteur. »

« En outre, une opération de recensement de l’ensemble du parc clientèle a démarré à Conakry en 2017 et devra continuer courant 2018. Ce projet devra aboutir à la mise à jour de la base de données client et à éliminer les fraudes sur le réseau grâce à une normalisation des branchements et à une pose de compteurs qui s’en suivra », a-t-il enfin ajouté.

Le no 1 de EDG exhorte les usagers à faire « preuve de patience et s’abstenir de tout comportement risquant de compromettre la réussite du redressement d’EDG (branchements illégaux, impayés, dégradations du matériel, etc.). Le redressement d’EDG demande du temps et des efforts. »

Enfin il fait comprendre que la Guinée a le tarif le plus bas sur tous les segments à savoir, le domestique, le professionnel et autres, de la sous-région ; chose qui crée une exploitation déficitaire. 87% des charges de la société sont orientées vers l’achat d’énergie et de carburant. Ce qui oblige EDG à faire appel au pouvoir public pour une aide.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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