Les négociations entre la délégation du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (Slecg) et la délégation gouvernementale ont repris ce vendredi, au Palais du peuple, après plusieurs jours de suspension.

Dès l’ouverture des débats par le Médiateur de la République, Mohamed Saïd Fofana, la parole a été donnée à la partie gouvernementale. Par la voix du ministre Khalifa Gassama Diaby, ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, le gouvernement a fait une proposition aux syndicats, pour une sortie de crise dans le système éducatif.

« Au nom du chef de l’État et son gouvernement, au nom du peuple de Guinée, ce que nous pensons être aujourd’hui en mesure de faire, avec la garantie de tenir nos engagements vis-à-vis de vous, mais au préalable, je voudrais dire au nom du gouvernement et chef de l’État, mais aussi en direction du peuple de Guinée, à quel point la nation guinéenne doit beaucoup, beaucoup de choses aux enseignants de ce pays. Il faut le dire de la façon la plus simple, mais la plus nette ; ils sont dans des conditions de vie et de travail extrêmement dure et pénible. Ça, c’est une réalité que personne ne saurait nier », reconnaît le ministre Gassama Diaby.

Selon lui, le gouvernement prie les enseignants d’accepter que dès le mois de mai, 10% leur soient versés ; avant la rentrée prochaine, 10% ; et dès le début de l’année 2019, le reste des 10%.

Le gouvernement propose aussi « aux enseignants, à travers leurs légitimes représentants ici (présents, ndlr), la tenue d’une assise nationale sur les conditions de vie et de travail des enseignants, pour que dans la sérénité, l’État puisse écouter avec responsabilité, les conditions de vie absolument inadmissibles et dans le travail que vous êtes. Cette assise sera préparée avec le Slecg. Ce n’est pas tout, le gouvernement va mettre en place très rapidement un mécanisme de participation effective du syndicat des enseignants, du Slecg, dans la gestion du budget du département duquel vous relevez, pour mettre et garantir la transparence dans la gestion des fonds qui vous sont attribués », renchérit le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté.

Il aussi annoncé la mise en place d’un comité national sur la bonne gouvernance très prochainement, avec la participation des pouvoirs publics, de la société civile, des syndicats et bien entendu du Slecg et du patronat, pour permettre à notre pays d’adopter la culture de l’anticipation, de la prévention et du dialogue social.

En réponse à cette proposition du gouvernement, le porte-parole des membres du Slecg à la négociation, Oumar Tounkara, a demandé au Médiateur de leur donner un temps pour qu’ils se rencontrent avec leurs mandants. Sur le coup, le secrétaire général adjoint du Slecg a convoqué une réunion d’urgence, demain, à 9h, à leur siège.

Lors des débats, les syndicalistes ont notifié au président du cadre de dialogue qu’Aboubacar Soumah n’a toujours pas reçu son salaire qui a été bloqué. La partie gouvernementale a tout simplement répondu que la procédure administrative est longue ; c’est la raison pour laquelle cela retarde. Après quelques minutes de pause, le Médiateur est revenu avec l’argent liquide du  syndicaliste Soumah.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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