Face à la presse, ce mardi 3 juillet, en compagnie de ses collègues ministres, le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, a expliqué les raisons qui rendent la hausse du carburant indéniable pour le développement du pays, mais aussi pour bénéficier de l’aide des institutions internationales.

Expliquant que la subvention au niveau du secteur énergétique a atteint plus de 1.200 milliards par le non-paiement de facture, il a donné l’exemple de la zone située entre Kankan et Bamako, où les gens quittent le Mali pour venir se servir en carburant en Guinée, où il est moins cher, ou pour utiliser le courant électrique guinéen. Le ministre du Budget a estimé que « ceux qui parlent de la fixation unilatérale du prix du carburant à la pompe, il faut que la situation soit claire, il faut distinguer les deux choses. Nonobstant l’accord de 2016, les questions relatives aux mesures d’accompagnement sont négociées avec les partenaires sociaux. La  fixation du prix obéit au contexte économique national et international ».

Il ajoutera que « quand on fait nos calculs vraiment optimaux, l’augmentation devait se situer entre 11.500 fg et 12.000 fg, pour atteindre l’équilibre au niveau de la sous-région. Mais on s’est battu pour le maintenir à 10.000 fg. J’avoue, comme le ministre du Travail a dit, les pourparlers ne se sont jamais interrompus avec les partenaires sociaux de développement. Mais la logique économique est là ».

Il a enfin indiqué qu’ « avec les troubles socio-politiques qui ont  émaillé depuis l’année 2015-2016 ce pays, on a du mal souvent, à atteindre tous nos objectifs, dans le cadre des programmes convenus avec les partenaires. Et quand vous vous engagez avec les  partenaires, vous êtes obligés d’accomplir toutes les diligences requises en la matière. Donc, il faut que cela soit clair, notre pays doit sortir de ce cercle vicieux de subventions, parce que si on continue, pratiquement, on subventionne quoi ? L’agriculture, c’est normal, avec les intrants. L’énergie, c’est un service marchand, l’énergie doit pouvoir se supporter d’elle-même et faire même des bénéfices, mais aujourd’hui, on subventionne. Le carburant est une denrée dont le prix n’est pas fixé en Guinée, quand ça oscille, il faut qu’on reflète l’oscillation au niveau nationale. L’objectif du gouvernement, c’est vraiment d’arriver à une fluctuation pure et simple. Qu’on donne la chance aux Guinéens, quand le prix des cours mondiaux du pétrole baisse, qu’on puisse trouver à la station que le coût a baissé… Quand ça monte, là il n’y plus de question à débattre. Comme l’ont dit les collègues, les partenaires sociaux, nous nous comprendrons, là il n’y a même pas de choix. Ce sont des intellectuels, ce sont des patriotes, ils savent ce qui se passe à l’international, et ils sont dans leurs droits aussi de demander certaines mesures d’accompagnement, mais le prix quant à lui, n’est pas dépendant du gouvernement ».

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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