La journée ville morte appelée par l’opposition dite républicaine, à sa tête, Cellou Dalein Diallo, a été largement suivie par les commerçants du grand marché de Madina, dans la commune de Matam.

Magasins, boutiques et centres commerciaux sont restés fermés en grande partie, ce lundi 26 février. Devant ces centres de négoce, seuls les étalagistes sont visibles, contrairement aux marchés Avaria et Bordo, où les boutiques et magasins ont ouverts leurs portes.

Assis devant sa boutique, Souleymane, la trentaine, affirme d’un ton élevé qu’il ne travaille « pour personne, je travaille pour nourrir mes enfants. Donc, ville morte ou ville vivante, je vais ouvrir ma boutique. On ne peut pas rester à la maison alors que le Guinéen vit au jour le jour ».

Toutefois, il souhaite que le pouvoir et l’opposition dialoguent pour trouver une solution à cette crise. Parce que, selon lui, « même quand on ouvre les places, si les clients ne viennent pas, c’est peine perdue. Depuis le matin, le marché est vide ; jusqu’à présent, je n’ai pas eu le premier client, contrairement aux autres jours. Les gens ont peur de sortir ».

Joint au téléphone, un commerçant du marché Madina qui habite à Wanindara (Ratoma), nous a confié qu’il n’est pas sorti par peur des représailles des manifestants.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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