Un éléphant rencontre un boa pour la première fois.

Intrigué, il lui demande:

– Tu es bizarre comme animal. Tu fais comment pour te déplacer ? Tu n’as même pas de jambes !

– Et bien, c’est simple, je me déplace en rampant…

– Ah, ok!

L’éléphant commence à repartir mais encore intrigué il se retourne et demande au serpent :

– Excuse moi, mais comment tu fais pour te reproduire ? Tu n’as pas de testicules…

– T’es chiant à la fin ! De quoi tu te mêles ? Je ponds des œufs et je n’en ai pas besoin.

– Ah ok…

L’éléphant reprend son chemin mais il se retourne à nouveau:

– Je suis désolé de te déranger encore. Mais, tu fais comment pour te nourrir, alors que tu n’as pas de mains?

– Tu es vraiment chiant toi ! J’ouvre grandement ma gueule comme ça et j’engloutis ma proie.

– Ok… mais… si j’ai bien compris. Tu rampes… tu n’as pas de couilles…tu as une grande gueule. Tu ne serais pas l’un de ces actuels leaders syndicaux par hasard ?

Se dirige-t-on vers l’enlisement dans la crise née de l’augmentation du prix du carburant ?

Les rencontres se multiplient sans que l’on ne voie s’ouvrir de véritables négociations. Tantôt les centrales syndicales qui ont engagé un bras de fer avec le gouvernement (CNTG et USTG) posent des préalables, comme le retour à l’ancien prix ; tantôt elles invoquent autre chose (effets du gaz lacrymogène sur certains manifestants, etc.).

Sur le terrain, le constat est sans appel. La grève déclenchée est de moins en moins suivie à Conakry et ailleurs. Et le temps semble jouer en défaveur des grévistes. Pourtant cette mesure du gouvernement a été désapprouvée par la quasi-totalité des Guinéens. Pour des raisons évidentes : notamment les répercussions sur le panier de la ménagère dans un contexte de précarité généralisée. L’on se demande encore pourquoi le gouvernement a voulu passer directement à une augmentation de 25%, alors qu’il aurait pu le faire de manière progressive. Qu’est-ce qui urgeait au point de faire l’impasse sur une rencontre avec l’inter-centrale CNTG – USTG (avec éventuellement l’aval de cette dernière), au lieu de mettre tout le monde devant le fait accompli ? 

« L’intégrité engendre la crédibilité »

A cause de tout ce qui précède, on aurait parié que la grève allait être largement suivie par les travailleurs, et au-delà, aurait reçu le soutien des populations, à l’image de ce l’on a connu avec le SLECG d’Aboubacar Soumah.

Pour paraphraser nos jeunes compatriotes du groupe Ans-T Crazy, il faut dire que « le problème, c’est sa tête ». Plus précisément certaines têtes au sommet de ladite inter-centrale. Véritables fossiles ambulants du monde syndical guinéen, certains leaders inamovibles ont vu leur crédibilité s’effriter au fil des ans à coups de compromis et de compromissions.

Comme celle qui a consisté en 2016, alors que le cours du pétrole connaissait une chute abyssale, de se faire les avocats du gouvernement en acceptant, en défendant même la non application du principe de flexibilité et le maintien donc du litre d’essence à 8000 francs guinéens.

C’est bien beau de parler aujourd’hui du peuple de Guinée qu’on ne saurait trahir, ou  encore du train de vie de l’Etat ou de la malgouvernance. Combien parmi eux ont siégé en conseil des ministres, occupent ou ont occupé de hautes fonctions dans les sphères de l’Etat, avec, bien sûr, les avantages qui vont avec ? En tant que ministre de la Fonction publique quelles empreintes ont-ils laissées dans le sens d’une amélioration des conditions de vie des travailleurs ?

Peuvent-ils prôner l’unité d’action syndicale, alors que l’on a encore en tête les manœuvres de bas étage menées pour désarçonner le pauvre Aboubacar Soumah et son syndicat des enseignants?

Si après toutes ces années de vaches grasses avec moult avantages, ils ont toujours les dents longues (pour ceux qui en conservent encore), ils devraient savoir que les Guinéens, eux, n’ont pas la mémoire courte.

Le psychiatre suisse Carl Gustave Jung a identifié un dysfonctionnement psychologique assez rare, qui affecte en général des personnes dont le travail consiste à porter secours, à sauver des vies comme les policiers, les pompiers, les médecins, etc. Ou (pourquoi pas ?) des leaders syndicaux…

Top Sylla

C’est un phénomène qui affecte des personnes qui cherchent l’héroïsme ou la reconnaissance. Pour arriver à leurs fins, elles créent une situation désespérée qu’elles pensent pouvoir résoudre.

On n’ose croire que ce soit le cas de certains leaders syndicaux, même si le besoin de rebondir ou de redorer son blason se fait pressant.

Au fait, le nom de ce mal ? Le syndrome du héros criminel !

Jusqu’à preuve du contraire…

Top Sylla

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