Dans le but de formaliser les opérateurs du secteur informel, le ministre  Mohamed Lamine Doumbouya, en charge du département du Budget, a procédé, ce lundi 11 décembre,  au découpage officiel du cordon inaugural du secrétariat permanent du suivi des centres de gestion agréés (CGA), implanté dans les locaux de la Direction nationale des impôts (DNI).

Après cette cérémonie d’inauguration qui s’est déroulée en présence des opérateurs économiques, ces derniers ont eu l’occasion d’échanger avec le ministre sur les questions liées à leurs entreprises et lui expliquer les difficultés qu’ils rencontrent avec la douane et les services des impôts ; une occasion pour eux de faire un plaidoyer auprès de ce membre du gouvernement.

Mohamed Lamine Doumbouya, ministre du Budget, s’exprimant sur les raisons de ce projet, a expliqué qu’ « il s’agit de l’inauguration du secrétariat permanant du CGA, qui doit dorénavant recevoir les différentes demandes pour la création des centres de gestion agréés. Vous savez, le président de la République, il y a à peu près quelques mois, avait insisté pour que nous puissions intégrer davantage le secteur informel dans l’économie, et cela passe notamment pour ce qui nous concerne par les incitations fiscales. »

Poursuivant sur les avantages : « C’est pourquoi nous avons créé ce CGA qui accorde à tous ceux qui acceptent d’adhérer à ces centres, de pouvoir bénéficier d’un certain nombre d’avantages : 50% pendant 3 ans, 25% l’année suivante et 10% pour la dernière année. Pendant 5 ans, les opérateurs qui acceptent d’adhérer à ce centre bénéficieront des formations en termes de renforcement de capacités sur la gestion de l’entreprise ; la tenue des livres comptables ; mais aussi le rapport entre les opérateurs économiques et l’administration ».

Enfin, il a promis de tout mettre en œuvre, notamment un numéro vert, pour éviter les « abus » dont sont souvent victimes ces derniers, afin que l’année 2018 soit placée sous le signe de la transparence.

Au nom de son institution, le directeur national adjoint des impôts, Michel Beimy, a estimé : «  Nous avons constaté depuis notre avènement à la Direction nationale des impôts, que nombreux sont ceux-là qui ne contribuent pas à la mobilisation des recettes fiscales ; il se trouve aujourd’hui que la mobilisation des recettes est devenue une problématique assez importante, qui se pose à la Direction nationale des impôts avec acuité. Le schéma dans lequel nous évoluons aujourd’hui, c’est que peu d’entreprises supportent la charge des impôts, pendant qu’il y a un grand nombre qui ne contribuent pas. Ce nombre qui  ne contribue pas se trouve logé dans ce qu’on appelle le secteur « informel » ; il est donc paru impérieux de faire en sorte que ce nombre qu’abrite le secteur informel puisse le quitter et migrer progressivement vers le secteur formel (sic) ».

Représentante de l’Union européenne, qui est la principale partenaire, Mme Esperanza, contente de l’aboutissement de ce premier centre « symbolique »,  espère que « le processus puisse être poursuivi et que le secteur informel qui est si important dans l’économie guinéenne, puisse s’intégrer au secteur formel. »

Faisant un plaidoyer au nom des opérateurs économiques qu’il a représentés, Mamadou Saliou Diallo, du groupe Sonoco, a voulu que l’Etat arrive à être plus souple avec les opérateurs économiques, afin de les encourager, puisque selon lui, « si l’Etat crée des conditions pour que les gens viennent, ils viendront, mais si le premier qui vient, on lui crée des problèmes, les gens ne viendront pas (sic). »

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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