C’est dans un réceptif hôtelier de Conakry, que Mme le ministre de l’Economie et des finances, Malado Kaba et l’ambassadeur de l’Union européenne en Guinée, M. Gerardus Gielen, ont procédé ce mercredi 16 mai, à la signature d’une convention amorçant le nouveau programme d’appui au renforcement du système de santé dénommé (PASA 2).

La cérémonie a également connu la présence de M. Abdourahmane Diallo, ministre de la Santé , de l’ambassadeur de la France et du représentant de la Coopération allemande, qui cofinancent le projet auprès de l’union européenne.

Financé à hauteur de 26 millions d’euros (286 milliards de GNF), avec les contributions du fond européen de développement à hauteur de 23 millions d’euros, de la coopération allemande 2 millions d’euros et de 1 millions d’euros de la part de la coopération française. Ce projet qui vise l’amélioration de l’accès de la population à des soins de santé de base de qualité, afin de réduire la mortalité infantile et améliorer la santé maternelle ainsi que sa résilience épidémiologique, concerne, la région administrative de Nzérékoré et les préfectures de Kérouané et Kissidougou.

Dans son discours, la ministre des finances à rappeler quelques chiffres : « Aujourd’hui, les pays développés, consacre près de 12% de leur produit intérieur brut aux dépenses de santé, les pays africains y consacre en moyenne 6% en 2016 en tout cas. Conformément à l’objectif du développement durable numéro 3, qui porte sur la santé et le bien-être. En Guinée, depuis 2015 le gouvernement a consacré beaucoup d’effort pour accroitre la part de dépense de la santé en 2017. Comme vous le savez, cela n’est pas suffisant, il faut continuer ces efforts pour poursuivre cet accroissement. »

Elle a ensuite montré l’importance de la santé dans le développement du pays. « Ce qui est important de souligner, c’est qu’un pays en bonne santé, c’est un pays qui travaille plus, un pays en bonne santé, c’est un pays qui produit plus, donc c’est un pays qui va croître beaucoup plus sur le plan économique. Avoir une population en bonne santé, c’est extrêmement important aussi. Cela veut dire des élèves en bonne santé qui vont apprendre mieux et tout cela contribuera au final à créer plus de richesse pour la Guinée » dira-a-t-elle.

La mise en œuvre des activités qui démarreront en janvier 2019 au compte de ce programme, sera assurée par deux agences d’expertises, allemande et française, à savoir, la GIZ et Expertise France.

Quant à lui, Gerardus Gielen a identifié les enjeux. « On a tous pu constater l’impact de l’épidémie à virus Ebola sur le système de santé qui était déjà faible. Donc la véritable leçon à tirer, est qu’il faut réellement rendre le système solide, une capacité d’alerte et de riposte aux épidémies solides. Le nouveau programme entre pleinement dans cet esprit, le renforcement du système de santé est la meilleure préparation aux épidémies éventuelles », dit-il.

Il a par ailleurs souligné qu’en dehors de cet investissement, la Guinée pour une véritable indépendance nationale sur le plan de la santé, devrait grâce à des ressources nationales pérenniser tous ces acquis.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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