C’est en présence de plusieurs ministres, notamment de Dr Mohamed Diané, ministre en charge de la Défense nationale,  des ambassadeurs et des officiers supérieurs des marines guinéenne et française, que s’est déroulée, ce lundi 4 décembre, au siège de la Préfecture maritime, à Kaloum, la cérémonie de signature de remise officielle d’un réseau sémaphorique « Sentinelle du littoral », à la marine guinéenne par son homologue française.

La remise de ces « postes de surveillance avancée » dénote de l’aboutissement d’un projet lancé en fin 2011, par le président de la République, Alpha Condé,  dans le cadre d’une coopération militaire franco-guinéenne. Il a été réalisé grâce à la construction de deux sémaphores,  l’un à Koundindé (Boffa) et l’autre sur l’île de Tamara (iles de Loos). Le coût de réalisation s’élève  à  476.000 euros pour la France et à 300.000 euros pour la partie guinéenne.

La réalisation de ces radars fait de la Guinée le premier pays d’Afrique à disposer d’un réseau sémaphorique interconnecté, alimenté par des panneaux solaires.

Satisfait d’avoir à sa disposition ce nouvel outil, le Préfet maritime, Elhadj N’famara Diomandé a donné une explication concrète de son utilisation : «Ces deux radars permettent de détecter toutes les activités des navires en mer et les informations seront relayées au centre opérationnel maritime, qui est logé à la Préfecture maritime, ici. Nous analysons les informations reçues, nous prenons les dispositions ; nous avons grâce à cela, une vision sur notre zone maritime 24h sur 24h et 7 jours sur 7 ».

Pour sa part, Jean Marc Grogurain, l’ambassadeur de France en Guinée, s’est dit très heureux de participer à cette cérémonie de « cession de radars aux autorités guinéennes, la raison en est toute simple. Initié il y a bientôt six année ; cette inauguration aujourd’hui d’une CCMAF, résultat d’efforts communs financiers, partagés équitablement par la France et la Guinée ».

Il a par ailleurs, pointé du doigt quelques mesures à prendre : « Le premier point, c’est d’assurer la maintenance de ce nouvel outil, par l’identification de ressources financières régulières issues d’activités humaines, ce sont des taxes : l’affection de ces taxes à l’entretien des radars. »

A son tour, le ministre en charge de la Défense nationale, Dr Mohamed Diané, a déclaré dans son discours : « Hier, encore exposée à tous les risques et à toutes les menaces qu’engendre un certain nombre d’activités illicites et illégales en mer, voilà qu’à compter de ce jour, la Guinée devient une référence pour beaucoup d’autres pays côtiers du golfe de Guinée, en se dotant d’un réseau sémaphorique performant, permettant ainsi la montée en flèche de notre jeune institution, la Préfecture maritime. L’utilisation correcte de cet équipement permettra à la Guinée de lutter efficacement contre l’insécurité maritime, la pêche illicite non réglementée et non déclarée, la piraterie, les brigandages, l’immigration clandestine etc. »

Après l’expression de sa reconnaissance à l’endroit de la Coopération française et aux autres partenaires qui œuvrent dans le développement de la Préfecture maritime, il a exhorté les bénéficiaires «  à la mutualisation des moyens humains, financiers, matériels, afin de parvenir à un développement radieux de notre économie maritime. »

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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