A l’appel de l’inter-syndicale CNTG-USTG, une grève de trois jours est observée depuis ce mercredi 4 Juillet 2018, sur toute l’étendue du territoire national. Au cours de la 1ère journée, à Labé, des barricades avaient été érigées dans plusieurs quartiers et les citoyens étaient sommés de payer de l’argent pour passer, a constaté le correspondant de Guinee7.com.

C’est un désordre total qui régnait dans plusieurs quartiers de la commune urbaine de Labé, ce mercredi 4 juillet 2018, premier jour de la grève déclenchée par l’inter-syndicale CNTG-USTG. Des jeunes qui sont sortis très tôt le matin, ont barricadé plusieurs axes routiers interdisant le passage à tout engin. Le passage à chaque barrage se négociait entre 20.000 et 50.000 FG. Les boutiques et magasins sont restés, quant à eux, fermés, seul quelques banques et institutions de micro-finance étaient ouvertes.

Ce jeudi 5 juillet 2018, deuxième jour de grève, des émissaires de la base locale des deux syndicats à l’origine du mot d’ordre de grève, ont rencontré dans la matinée, le gouverneur de la région administrative de Labé, pour lui exprimer leur mécontentement sur le fait que certains services continuent toujours à fonctionner, malgré le mot d’ordre de grève. Au sortir de cette rencontre, le gouverneur, Sadou Keita, lui aussi a attiré l’attention du syndicat.

« Il y a eu récupération ! Récupération de qui ? Je ne saurais vous dire pour le moment. Mais je crois que ce ne sont pas les syndicalistes qui vont ériger des barrages et faire payer les passants. Même les accès à l’hôpital régional sont tous barricadés. Est-ce que les syndicalistes qui vont barrer la route aux malades ? » s’interroge Sadou Keita.

Le constat était le même dans certains carrefours, ce matin du jeudi. Mais en ce 2ème jour, les agents de la CMIS étaient dans les rues pour disperser les jeunes. Il y a même eu jets de gaz lacrymogènes et de cailloux par endroit.

Contrairement au 1er jour, toutes les banques et institutions de micro-finance  de la place étaient ouvertes ce jeudi. Le secteur du transport urbain reste paralysé et les syndicats des transporteurs faisaient le tour de la ville pour saisir les motos des conducteurs des taxis-motos qui se cachaient pour travailler.

Mohamed Samoura pour Guinee7.com   

Print Friendly, PDF & Email
Pub Appli guinee7 Long

Laisser un commentaire