C’est devant des cinéastes guinéens et des invités venus du Burkina Faso que s’est déroulé, ce vendredi 8 décembre, dans les locaux du Centre culturel franco guinéen, à Kaloum, la cérémonie de dédicace de l’œuvre Histoire du cinéma en Guinée depuis 1958, de l’écrivaine Jeanne Cousin, publié par la maison d’Edition Harmattan Guinée.

Cette cérémonie a été le lieu, pour les doyens du cinéma, entre autres Moussa Kémoko Diakité et Sékoumar Barry, d’apporter des témoignages sur l’histoire du cinéma en Guinée, qu’ils connaissent bien, et de féliciter l’écrivaine ; pour les autres, de poser des questions afin de mieux cerner la notion de 7ème art dans notre pays, tel que décrit dans ce nouvel ouvrage.

Cinéphile depuis la France,  Jeanne Cousin a expliqué comment son amour pour le film a été l’élément précurseur : « Lors de mes premiers séjours en Guinée, je voulais aller au cinéma, comme je le fais en France, je voulais regarder un film. Eh ben ici, pas de film, pas de salles, et je me suis demandée, qu’est ce qui s’est passé ? Et petit à petit, j’ai appris qu’il y a eu un cinéma très glorieux pendant la Première République et que petit à petit cela s’est délité. Donc, j’ai cherché à comprendre ce qui s’est passé. »

Estimant avoir écrit un début de l’histoire, elle poursuit : « Tout le livre, c’est une monographie, puisqu’il n’y a pas d’archives, ni écrite ni audiovisuelle ; donc j’ai fait beaucoup d’entretiens à l’occasion du tournage d’un documentaire initié par Guinée Solidarité Bordeaux, on a rencontré des doyens, j’ai aussi fait des recherches bibliographiques, mais il y a très peu de choses écrites sur la Guinée. Pendant la Première République, le pays était vraiment refermé sur lui-même, rien ne sortait vers l’extérieur, donc ça été un travail très long de trois ans, pour écrire un début de l’histoire du cinéma en Guinée. »

Accompagnant l’auteur au présidium, le cinéaste Moussa Kémoko Diakité a confié que « cela m’a beaucoup plu ; Madame Jeanne Cousin qui a écrit ce livre, nous avons eu des entretiens, il y a de cela des années et des années, parce qu’elle fait partie de Guinée Solidarité, donc elle vint ici chaque trois mois. C’est vraiment bien et je l’encourage, pour nous-mêmes, c’est une leçon pour nous, puisque nous sommes frappés d’une tare congénitale, nous les Africains, nous ne mettons pas sur écrit ce que nous connaissons, il faut maintenant qu’on se débarrasse de cela. Conakry Capitale Mondiale du Livre, ça devrait être une leçon, nous devons faire des conférences pour que les jeunes et les vieux, avant qu’on ne rende le dernier souffle, on peut confier des choses dans le livre (sic). »

Présente à cette cérémonie, Mariam Camara, la directrice générale de l’Office national du cinéma guinéen (ONACIG), a offert aux doyens des exemplaires dudit livre, tout en les invitant à partager leurs expériences sur le cinéma guinéen : « Les doyens doivent  écrire et compléter  cette œuvre, il connaissent des anecdotes à raconter sur le sujet, vous savez,  l’eau qui vient de la bouche du poisson est la plus fraiche, donc les doyens doivent écrire. »

Pour clôturer cette cérémonie, l’auteur a procédé à la dédicace de tous les ouvrages achetés sur place.

A noter que cette activité est portée par l’évènement culturel Conakry Capitale mondiale du livre (CCML).

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

Print Friendly, PDF & Email
Pub Appli guinee7 Long

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here