C’est sous la direction de son président, Fadi Wazni, que le conseil d’administration et l’assemblée générale des actionnaires du consortium de la Société minière de Boké (SMB) WINING, se sont tenus, ce jeudi 28 juin.

Porté sur le compte-rendu des résultats de la société en 2017 et les perspectives, cette réunion a été l’occasion pour les responsables et actionnaires de faire le point sur les activités menées et prévues par la société, notamment les moyens de financement desdits projets.  Au sortir de cette réunion, le président du conseil d’administration nous a fait le point.

D’entrée de jeu, il a manifesté toute sa joie au vu du résultat selon lequel l’ensemble des comptes du consortium « ont été validés sans réserve par notre commissaire aux comptes. Nous sommes très, très heureux de ce premier accomplissement ».

Il a profité de cette occasion pour annoncer que « les actionnaires ont confirmé leur volonté de continuer l’expansion de la Société Minière de Boké, par la construction d’un chemin de fer reliant Boffa à notre port de Dapilon, et la  construction d’une raffinerie d’une capacité de production annuelle d’un million de tonnes d’alumine par an ».

Donnant des détails sur ces deux constructions, il a indiqué que «le chemin de fer va relier la zone de Boffa de Sentou ; désenclaver toute cette zone bauxitique, qui est une des zones les plus riche du monde en terme de réserves de bauxite, vers notre port de Dapilon. C’est un chemin de fer de 135 kilomètres de long ; à lui seul, c’est plus de 1 milliard 200 millions de dollars et la raffinerie environ 1 milliard 500 millions ou 700 millions. C’est dans l’ordre de 3 milliards de dollars d’investissements. Pendant la phase de construction au-delà des 7.000 emplois que nous avons déjà aujourd’hui, nous allons employer 10.000 personnes supplémentaires, pour la construction de ce chemin de fer et de la raffinerie. Et nous allons participer au développement de tout ce couloir, par des programmes de développement agricole et même la création de PME… »

Cependant, il a expliqué quelques difficultés : « Je voudrais vous rappeler, pour mettre en perspective, à date, la société minière de Boké a investi déjà en Guinée, aux alentours d’un milliard 300 millions de dollars américains. Le capital social de l’ensemble des banques de la place, c’est 140 millions de dollars. Donc, vous comprenez bien qu’il a fallu aller chercher beaucoup d’argent à l’extérieur, pour faire cet investissement, parce que cet agent n’est pas disponible ici localement. Et maintenant, l’investissement dont on parle  pour la construction d’une raffinerie et d’un chemin de fer, c’est de l’ordre de trois milliards américains. Donc, il faut que nous allions chercher des capitaux et des investisseurs étrangers, pour qu’ils puissent participer à cet investissement colossal. En conséquence, pour être éligible à avoir ces montants colossaux, il faut absolument appliquer la plus grande rigueur dans le management et dans la gestion de l’entreprise, sinon on ne peut obtenir la confiance des investisseurs, si on ne respecte pas les règles de manière très stricte, en République de Guinée, dans la zone OHADA, mais aussi aux normes internationales ».

Anciennement empêchés par le manque d’énergie et de capitaux domestiques pour transformer la bauxite localement, il a indiqué qu’ils se sont « attelés à la tâche, nous avons des promesses de financement, nous avons les financements normalement pour faire le projet au mois de novembre ».

« Aujourd’hui, le consortium pour 2018, au 30 mai, nous sommes environ à 17 millions 500 mille  tonnes. Dans l’ensemble, c’est 60% qui sont transportés par des transporteurs nationaux et nous essayons maintenant, compte tenu de ces volumes importants, d’élargir en augmentant le nombre de coopératives, en impliquant également les communautés locales, et nous sommes déjà. Nous sommes déjà en consultation, pour que toutes les communautés soient impliquées. Il y a aujourd’hui des opportunités d’amélioration de nos activités ; nous sommes en train d’explorer et d’améliorer au maximum pour que l’impact soit le plus positif possible, au niveau des redevances que nous payons à l’Etat, mais aussi la participation à l’activité économique de notre pays », ajoutera-t-il.

Ceci est-il une réponse à l’attaque du président Alpha Condé ? On se rappelle que le 19 juin dernier, à Tarinsa, sous-préfecture de Kamsar, lors du lancement de l’exploitation des bauxites de Dian-Dian par la société russe, Rusal, le président Condé avait indiqué que la société UMS (appartenant à Fadi Wazni, NDLR) ne peut pas avoir le monopole de transports. Et qu’il fallait diminuer ses camions…

Qu’à cela ne tienne, Fadi Wazni a terminé, ce 28 juin, en remerciant « le gouvernement pour son soutien, et nous comptons sur le soutien de l’ensemble des Guinées et des opérateurs économiques guinéens. Parce qu’il est naturel que par ruissellement, l’ensemble de l’économie nationale va bénéficier du projet ».

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com  

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