Ce dimanche 30 septembre, le ministre d’Etat, secrétaire général à la Présidence de la République, Naby Youssouf Kiridi Bangoura, était invité de l’assemblée générale de Lafidy-fouty. Un espace regroupant des journalistes et certains citoyens chaque semaine autour d’un plat traditionnel avec une personnalité comme invitée qui partage les secrets de sa réussite avec la génération montante.

« Votre fierté de ce 58 (année d’indépendance de la Guinée, NDLR), est une chance pour notre pays. Mais Il faut que vous aidiez le pays à faire la différence entre l’histoire et la mémoire. L’histoire c’est les faits dans le temps, les conditions dans lesquelles les faits-là se sont produits. Personne ne peut changer l’histoire. Mais la mémoire c’est que chaque individu, chaque type fait de son histoire. Si moi je retiens de mon histoire de ce qui est mauvais j’ai une mauvaise une mauvaise mémoire, mais l’histoire reste. Si je retiens ce qui a marché j’ai une bonne mémoire mais l’histoire reste.  On a un défaut en Guinée, chacun peut prendre dans l’histoire ce qui l’arrange. L’histoire est totale et globale, soit tu prends soit tu laisses. Il faut qu’on apprend à faire ça », a conseillé Kiridi Bangoura.

Pour lui : « Reconnaitre que, Sékou Touré, par l’histoire par la volonté aussi de ses compagnons, dont certains vont devenir ses adversaires plus tard, Sékou Touré a conduit la Guinée à l’indépendance. Il a été le leader du mouvement national qui a conduit à l’indépendance. Le reconnaitre ça ne porte tord à personne et ne remet pas en cause tout ce qu’on peut dénoncer dans sont régime », a-t-ajouté.

Il a, par ailleurs, soutenu que le message de base pour lui, « c’est que nous soyons fiers du non de 1958.  58, c’est notre carte d’identité, on peut être fâché contre son père mais on ne déchire pas son identité, c’est notre identité, c’est notre histoire. Notre histoire est belle mais elle est douloureuse. C’est dans ces moments de gloire et de douleur que nous devons en tirer les leçons positives pour l’avenir ».

A la question de savoir  qui sommes-nous après 60 ans d’indépendance ? « Nous sommes ce que vous serrez vous jeunesse de Guinée, ce que nous sommes, c’est notre identité qui prime », Répond Kiridi Bangoura.

« Comme tout finit dans ce monde par le pardon, comme aujourd’hui, l’Allemagne et l’Israël travaillent ensemble, participent ensemble à des projets communs comme la France et l’Allemagne, qu’est-ce-que ça nous coûte nous Guinéens, quelle que soit la douleur causée, de pardonner? Qu’est-ce que ça coûte nous Guinéens, quelle que soit notre fierté de demander pardon ? Je crois qu’il est temps qu’on ait de l’humilité et qu’on ait de la bienveillance les uns envers les autres. Personne ne demande une autre Guinée, nous voulons partager la même histoire avec le pardon et le respect », a laissé entendre le ministre d’Etat.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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