Intervenant chez nos confrères de Lynx FM, ce jeudi 12 juillet 2018, le leader du Bloc Libéral (BL), Dr Faya Milimono, s’est prononcé sur l’adoption de la nouvelle loi sur la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Il lui semble voir dans cette loi une volonté d’exclusion.

« Lorsque que vous lisez les accords de 2015 qui ont été repris en 2016, vous verrez qu’à l’intérieur, on allait vers une CENI plutôt technique que politique. Et lorsque vous lisez également tous les rapports des observateurs internationaux de nos élections, que ce soient celles de 2010, que ce soient celles de 2013, de 2015, la recommandation a été d’aller vers une CENI technique. Mais, ce qu’on nous a balancé, c’est encore une CENI éminemment politique, et je me demande quel est le garde-fou que cette loi a pour empêcher ce qu’on fait. En général, les gens sont allés à la CENI, non pas parce qu’ils ont la compétence, mais parce qu’ils représentent une entité et arrivés là, ils se sont faits acheter, comme tout le monde le dit », a déclaré Faya Milimono, de l’opposition extra-parlementaire.

Pour lui : « On aurait pu passer même de 25 à 9 commissaires, si on avait adopté l’option d’une CENI technique, en élaborant clairement pour chacun des neuf commissaires, par exemple un profil clair ; celui qui chargé des questions légales,  on devait indiquer son profil, celui est chargé de la formation, on devait indiquer son profil, indiquer le profil de tout le monde. Et on chercherait des gens, peu importe où on les trouverait, mais des gens qui auraient été sélectionnés pour leurs compétences, leur expérience et surtout leur intégrité… Mais ce n’est pas ça qu’on est en train de voir ».

Poursuivant son intervention, le candidat malheureux de la présidentielle de 2015 estime que dans les critères définis dans cette nouvelle loi, il y avait une volonté d’exclure, raison pour laquelle, « ça nous a fait grincer les dents, non pas parce que nous tenons à être à la CENI, mais parce que nous sommes l’avocat de la CENI technique », argumente Dr Faya, avant d’ajouter que « pour nous, la question n’est pas d’être représenté à la CENI, mais lorsqu’on élabore une loi et on regarde des individus élaborer la loi à l’image des individus, ça nous conduit toujours à des problèmes ».

Par ailleurs, il soutient qu’actuellement, ils sont en train d’examiner la loi en profondeur, avec l’appui des constitutionnalistes et des avocats, pour identifier toutes les faiblesses contenues dans le texte, afin que la cour constitutionnelle n’accepte pas sa promulgation. « Toute loi qui n’est pas à l’avantage de l’intérêt général ne devrait être promulguée », renchérit l’opposant.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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