La crise qui mine le secteur éducatif guinéen n’a que trop duré et a tendance aujourd’hui à agacer le guinéen lambda. La grossière erreur serait de dire qu’il est anormal pour un travailleur, de réclamer de meilleures conditions de vie. Au même moment, c’est de la mauvaise foi de ne pas reconnaître que la plus belle femme ne peut offrir que ce qu’elle a.

La rentrée qui devrait avoir lieu depuis le 03 octobre dernier, est rendue presqu’impossible. Ceci, grâce à l’insistance quelque peu démesurée du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG). Cette structure qui a été saluée pour sa perspicacité dans le cadre de l’obtention de 40% sur l’indice salarial, a aujourd’hui tendance à en abuser. Elle réclame un salaire de huit millions de Fg au gouvernement. Un salaire mérité ? Oui. Qui peut être disponible ? Non. Soyons réalistes, il est impossible pour un gouvernement qui veut éviter de passer par la planche à billet, qui veut maintenir son équilibre économique de payer un tel salaire aux seuls travailleurs du secteur de l’éducation. Que diraient les médecins ?

Qu’à cela ne tienne, le gouvernement guinéen (qui n’est pas exempt de tout reproche dans l’orthodoxie de la gestion financière et administrative) a fait de son mieux depuis 2011 pour améliorer les conditions de vie des travailleurs du seul secteur de l’éducation.
A titre d’exemples, le salaire de base indiciaire moyen d’un enseignant est passé de 585 415 GNF en Janvier 2011 à 1 622 239 GNF en Septembre 2018 soit une augmentation de 1 036 824 GNF (177,11%). Quant à la valeur monétaire du point d’indice, elle est passée de 512 en janvier 2011 à 1 030 en septembre 2018 soit un écart de 518 (101,17%). Au niveau des primes, l’indemnité de transport est passée de 175 000 GNF en Janvier 2011 à 272 000 GNF en Septembre 2018 soit 55,43% d’augmentation – Prime de craie, de 40 000 GNF en Janvier 2011 à 100 000 GNF en Septembre 2018 soit une augmentation de 150%. Parlant de l’effectif total, celui-ci est passé de 45 686 enseignants en Janvier 2011 pour un salaire de base indiciaire de 26 745 271 220 GNF à 51 784 enseignants en Septembre 2018 pour un salaire de base indiciaire de 84 006 023 255 GNF soit une augmentation de 214, 10%.

L’un dans l’autre, il est temps pour le SLECG de savoir raison garder et laisser nos enfants reprendre les cours, car les parents de ces derniers craignent des violences comme cela a été le cas par le passé.

Alpha

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