Dans la salle Mohamed Koula Diallo de la Maison de la presse de Coleah, ce mardi 25 septembre, le collectif des avocats du principal parti de l’opposition, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), ont présenté deux avocats internationaux qui leur prêteront désormais main forte dans les affaires judiciaires, notamment celle de Aboubacar Diallo alias « Grenade ».

Leurs noms, Me Williams Bourdon, avocat au barreau de Paris et Me Elhaj Moustapha Diouf, avocat à la cour de Dakar.

Après avoir au préalable énuméré ce qu’ils considèrent être  des « infirmités » à l’égard de leur client, ils dénoncent « des arrestations et détentions arbitraires des militants de l’opposition et principalement ceux de l’UFDG».

Me Paul Yomba Kourouma, au nom du collectif explique  que : « Nous membres du collectif avons donc décidé de recourir à deux sommités du monde judiciaire qui ont fait leurs preuves, non seulement dans leurs pays respectifs. Mais aussi en Afrique, en Europe et partout dans le monde. Qui ont un engagement planétaire. Dont l’attachement, à la justice, aux droits de l’homme, aux principes, ne fait aujourd’hui l’objet d’aucun doute (…) Ils n’appartiennent à aucun parti politique et ne l’envisagent même pas, ils sont pour le droit, l’égalité. Partout où ceux-ci sont violés. »

Et de préciser, de ce qui est du cas spécifique du dossier ‘‘Grenade’’ : « Nous avons donc aujourd’hui plaidé le dossier Grenade, il est loin d’être épuisé. Grenade, c’est le dossier de tous les défis, c’est un des verrous dont le pouvoir voudrait se servir pour définitivement mettre fin à la carrière politique du leader Mamadou Cellou Dalein Diallo. Saper les fondements de l’UFDG, l’effriter et le bannir définitivement. Nous n’avons plus à vous rappeler les montages qu’il y a eu dans cette affaire, de rassemblement de fausses pièces à conviction. Habillé, armé, présenté comme le tueur. Grenade, donc détenu arbitrairement, son mandat de dépôt n’ayant à aucun moment été renouvelé après 6 mois de détention (…) »

Apparemment remonté, Me Elhaj Moustapha Diouf est directement allé à la dénonciation : « ils ont arrêté ce garçon, ils l’ont torturé, ils l’ont manipulé à l’absence de tout avocat. Ce qui est formellement interdit par le droit guinéen. Il a été inculpé aussi sans son avocat. Et en matière criminelle, la présence d’un avocat est obligatoire, avant toute inculpation. Donc ils ont violé la loi sur toute la ligne. Ils l’on fait sciemment, sachant que s’il y avait des avocats, on ne pourrait pas manipuler ce garçon-là. »

Plus loin, il se pose la question : « Est-ce qu’on va continuer comme ça  chaque fois qu’il y a des problèmes ? On invente, on manipule, on ment, on présente des gens comme des tueurs, alors que le vrai tueur on le connait et on le laisse partir. Cela ne doit plus se faire dans ce pays. »

Pour sa présence auprès de ce collectif d’avocat, Me Williams Bourdon, souligne que : « ma démarche ici est une démarche humaniste, technique. Elle est humaniste, c’est ma foi dans les droits de l’homme qui porte ma présence ici, elle est technique dans la mesure que c’est l’expertise que j’ai accumulée depuis plusieurs années dans le domaine de de la lutte contre la violation des droits de l’homme qui fait que j’ai répondu favorablement à l’appel qui m’a été lancé dans le collectif des avocat, à leurs secours. Pour apporter mon concours. Donc je ne suis pas là dans une démarche d’affiliation, mais dans une démarche de solidarité, je ne suis pas ici dans une démarche d’allégeance. Je viens partager une expertise juridique. »

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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