Poursuivis pour racisme, ethnocentrisme, régionalisme, crimes et délits dans l’exercice de leur fonction entre les deux tours de la présidentielle de 2010, commandant Sékou Resco Camara, ancien gouverneur de Conakry, le général Nouhou Thiam, ancien chef d’état-major de l’armée guinéenne étaient devant la barre ce lundi 23 avril au tribunal de première instance de Dixinn, après plusieurs reports.

Dès l’ouverture de l’audience dans une salle pleine à craquer, la défense a demandé l’annulation de la procédure conformément aux articles 378, 408 du code de procédure pénale. Car selon elle, premièrement pour juger un général d’armée, il faut au préalable l’autorisation du président de la République. Quant à un officier, il faut l’autorisation du ministre en charge de la Défense, article 48 du code militaire.

Deuxièmement, le tribunal criminel n’a pas été saisi du dossier. Et troisièmement, l’ancienne loi n’autorise pas qu’une ONG porte plainte à la place des victimes. Pour la défense, cette plainte a été engagée par la FIDH et l’ODGH.

Une demande rejetée par le ministère public, parce que pour lui, le « tribunal est saisi du droit commun. C’est un droit commun, donc votre tribunal est capable de les juger sans aucune autorisation au préalable », réagit-il.

Pour la partie civile cette demande est une manière de soustraire les accusés de la justice. Pour eux, il y’a 17 personnes physiques qui se sont constituées en partie civile plus la FIDH et l’ODGH.

« Nous ne sommes pas dans un tribunal militaire mais un tribunal de droit commun. Lorsqu’on a introduit la procédure, le tribunal militaire n’était pas meublé en 2012″, a répliqué Me Barry un des avocats de la partie civile.

Après un houleux débat entre les parties, le président du tribunal, M. Mangadouba Sow, a suspendu l’audience pour statuer sur la demande de la défense.

A la reprise de cette suspension, le tribunal a constaté qu’il y a au moins deux plaintes signées des avocats avec des noms des victimes mentionnés. Pour l’autorisation, le tribunal estime que c’est un droit commun et il a été saisi. Conséquence, la demande a été rejetée et a ordonné la comparution des prévenus.

Habillé en tenue militaire, béret rouge sur la tête, commandant Sékou Resco Camara a été appelé à la barre pour sa déposition. Au cours de cette déposition, l’ancien gouverneur de la ville de Conakry a nié les faits qui lui sont reprochés.

 » Je n’ai jamais touché quelqu’un ni insulté quelqu’un. Je n’ai pas tenu des propos racistes contre une ethnie (…). Je suis le gouverneur de la ville de Conakry, mon devoir est d’assurer la sécurité des citoyens. C’est grâce à mon aide auprès du général Sékou Konaté que les enfants ont été liberés. Tibou Kamara est témoin « , s’est défendu l’officier devant le tribunal.

Après les questions réponses entre cet officier et les autres différentes parties au procès, le juge Mangadouba Sow, a suspendu l’audience et renvoyé la suite des débats pour le 25 juin prochain.

En octobre 2010, le cortège du général Sékouba Konaté, président de la Transition militaire d’alors a été attaqué par un groupe de jeunes à Hamdallaye. Le commandant Boubacar Sidiki Camara qui était responsable de la sécurité présidentielle a procédé à l’interpellation de 17 personnes et les a conduites à l’escadron mobile numéro 2 de Hamdallaye où, selon l’accusation, elles ont subi des tortures.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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