Faya Millimouno

La justice guinéenne était, ce mardi 13 février, dans le collimateur de Dr Faya Millimono, président du parti Bloc Libéral, qui a appelé les journalistes à son siège, à Yembeya, où lui et les responsables du parti ont fait le point par rapport à l’organisation des élections communales.

Il a estimé que « le troisième responsable de ce que nous déplorons et condamnons aujourd’hui est l’appareil judiciaire ; comme toujours, il a manqué à son devoir républicain. Le Bloc libéral, comme beaucoup d’entités d’ailleurs, est victime de déni de justice dans plusieurs circonscriptions ; le cas de Lola, de Yomou, de Guéckédou. Ce sont des choses que nous continuerons à dénoncer et à condamner avec force ; personnellement, à plusieurs reprises, j’ai appelé le ministre d’Etat à la Justice pour porter à sa connaissance le comportement irresponsable et antirépublicain de ceux qu’on appelle abusivement, parce que quand un magistrat ne peut pas interpréter la loi, il n’est qu’un criminel en puissance, ce sont les responsables de toutes les violences que nous sommes en train de vivre aujourd’hui dans notre pays (sic) ».

Ensuite, il a déclaré : « Il est clair que nous avons beaucoup à dire sur la justice guinéenne, mais c’est elle que nous avons. Si vous avez constaté, le Bloc libéral à chaque fois que nous participons à une élection, nous allons quand même vers elle et nous avons toujours été déçus, mais cela ne nous décourage pas, la peur que nous avons, c’est que le comportement irresponsable nos responsables, de nos magistrats, finisse par décourager la majorité des Guinéens. Nous continuerons comme on l’a toujours dit, c’est en donnant la possibilité à certains magistrats, il faut le dire, il y a des magistrats qui sont capables de dire nos droits, ils sont très peu nombreux, c’est vrai, mais si on ne va pas devant la justice, on n’aura pas donné l’opportunité à ceux-là de s’épanouir, de s’affirmer. C’est pourquoi nous allons vers la justice. Elle n’est pas crédible aujourd’hui, mais notre souhait est qu’elle en devienne et pour qu’elle le devienne, il faut que nous la testions, et que nous la mettions à l’épreuve ».

Le président du BL a terminé par cette interpellation : « Nous interpellons,  parce que toutes ces manipulations, quand un magistrat comme le juge de paix de Yomou, me dit : ‘’Avant de dire quoi que ce soit par rapport à votre recours, il faut que j’ai les ordres de mes supérieurs’’, je dis : ‘’si j’étais devant vous Monsieur le juge, je vous aurais giflé, parce que j’aurais compris que vous étiez dans une robe que je respecte, mais que vous ne méritez pas’’. Ce sont des cas qui sont très nombreux. Vous avez suivi  ce que le juge de paix de Lola a dit,  on lui présente un recours en bonne et due forme, il dit : ‘’du point de vue de la forme, tout est correct, mais du point de vue de fond, l’Etat n’a pas de moyens pour reprendre les élections. Quel est son problème de vouloir que l’Etat ait les moyens ou pas ? Ce que la loi dit, c’est de voir si les griefs que présentent les citoyens sont crédibles au regard de la loi, et qu’il se prononce, à l’Etat de dire après qu’on ne peut pas faire ceci ou cela. Je ne crois pas que l’Etat peut refuser de reprendre une élection, à ce stade-là, nous ne reconnaissons pas les résultats de Bignamou, et nous ne les accepterons pas aussi longtemps que le contentieux ne sera pas vidé, c’est le cas de Guéasso, ou nous n’accepterons pas qu’un conseil illégitime prenne la tête ».

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com  

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