Aboubacar Soumah

C’est dans une ambiance purement syndicale qu’une assemblée du bureau exécutif national du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), s’est tenue ce samedi 29 septembre à Conakry.

A l’ordre du jour, le compte rendu des négociations entre syndicat et gouvernement ; mais aussi la prise de décision quant à la manière de percevoir les salaires.

A la question de savoir quel est le moyen qu’ils préfèrent entre le virement et le billetage, la base a accepté à l’unanimité que les salaires des enseignants soient faits par virement.

Ce qui a conduit le secrétaire, Aboubacar Soumah à dire que : « Vous avez suivi hier le communiqué du porte-parole, à la personne de Mounir Camara, qui dit qu’en ce moment-là, ils sont en train de payer. Alors que ce n’est pas vrai. Quand vous passez dans les DCE, dans les DPE, aucun paiement n’est en train de s’effectuer maintenant là. C’est pour cela nous avons insisté là-dessus qu’il faut que les salaires soient revirés. »

Plus loin : « Quelques soient les menaces, vous ne devez plus vous présenter dans les DCE pour être payés par billetage. Nous allons nous replier le lundi. Nous n’aimerons plus voir un seul enseignant trainer devant les DCE pour aller retirer le salaire. »

A propos d’un arrêté lu par Oumar Tounkara, selon lequel le gouvernement voudrait remplacer les enseignants qui seront en grève par des contractuels, Soumah invite : « quelles que soient les informations que donneront les medias, si ce n’est pas nous le bureau exécutif national qui vous demande de revenir à l’école, personne ne doit être à l’école et surtout par rapport aux mesures en recrutant des enseignants qui vont aller enseigner à notre place. Nous invitons le collectif au niveau de chaque école de prendre leurs responsabilités. Tout enseignant qui n’est pas du collectif, selon la loi, tu peux observer la grève, mais tu ne peux pas empêcher l’autre de travailler. Celui qui doit aller travailler même celui qui doit aller travailler même s’il est du collectif, laissez-le aller enseigner. Mais une nouvelle recrue que vous voyez dans les classes, interpellez-le ! »

Tout en ajoutant que : « Si nous n’avons rien sur les 8 millions d’ici le 2 octobre à 0h, nous restons à la maison. Le 3 octobre on va démontrer une fois de plus qu’on est uni, solidaire et que rien ne pourra nous diviser. Nous on ne parle même pas de syndicat. Ce ne sont pas des syndicalistes, c’est des représentants du gouvernement. Ce ne sont pas des enseignants, le syndicat est mis en place par les travailleurs, ce n’est pas des syndicalistes. Ils ne parlent pas au nom des enseignants, mais du gouvernement. »

Finalement, il invite les enseignants : « Protégeons nos libertés, protégeons la démocratie ; sinon comme vous le voyez en Guinée, c’est fini pour nous. Chaque syndicaliste qui essaye de défendre, il est au gnouf. Défendons nos droits jusqu’à la dernière goutte de sang. »

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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