Censure

Abdoulaye Djibril Diallo, Président de la cellule de Communication, salue les avancées dans le dossier du 28 septembre : « Le Président a eu le mérite de porter ce dossier aux ramifications inextricables’’

Le 26 Mars 2025, pendant que les quatre cents (400) parties civiles attendaient encore réparation, le Gouvernement guinéen a fait un pas majeur vers l’indemnisation  des victimes du massacre du 28 septembre 2009.

Dans un décret publié sur les médias du service public, le Président de la République, Mamadi Doumbouya, a annoncé la prise en charge des frais d’indemnisation des victimes de cette tragédie. Ce geste intervient huit (8) mois après la condamnation historique pour crimes contre l’humanité de Moussa Dadis Camara et d’autres anciens membres de la junte militaire.

Notre rédaction a rencontré Monsieur Abdoulaye Djibril Diallo, journaliste et président de la Cellule de Communication du procès du 28 septembre, pour recueillir son avis sur cette actualité.

« En tant que président de la cellule de communication du procès des événements du 28 septembre, je me réjouis des actes forts posés par le pouvoir central, à savoir le Président de la République », commente Abdoulaye Djibril Diallo, soulignant ainsi l’importance du Décret du 26 Mars dernier.

Le geste du Président s’inscrit dans un processus de réconciliation nationale et la promotion du caractère humain de la justice, cela après plus de treize (13) ans que les victimes attendaient. Vous savez « Le Général Mamadi Doumbouya avait fait le pari de faire de la justice la boussole permettant ainsi aux victimes de confronter et d’affronter leurs présumés bourreaux au cours d’un procès juste et équitable qui a propulsé la Guinée au-devant de la scène Internationale », a poursuit Monsieur Diallo.

Abdoulaye Djibril DIALLO rappelle que l’objectif d’un procès n’est pas seulement de juger et condamner mais  c’est aussi  promouvoir la réinsertion et consolider la paix sociale.

« La réparation des torts causés aux victimes, bien que difficile, est une avancée majeure dans le cadre de l’administration de  la justice », explique-t-il.

Le décret pris par le Président Doumbouya pour indemniser les victimes constitue, selon lui, un acte de grande portée, tant sur le plan national qu’international.  « Cela démontre que l’État est prêt à assumer ses responsabilités dans cette affaire historique » a ajouté le président de la cellule de communication du procès des événements du 28 septembre.

Le 28 Mars 2025, le Président Doumbouya a également accordé une Grâce Présidentielle au Capitaine Moussa Dadis Camara, l’ancien président de la transition. Une décision qui a suscité diverses réactions, mais qu’Abdoulaye Djibril Diallo situe ce geste Présidentiel sous  le caractère humain de la justice et  la consolidation de l’unité nationale au regard des motifs de santé évoqués dans le décret de grâce.

« Nous avons salué cet acte. Le Président a exercé un pouvoir qui lui est conféré par la loi que je ne commente pas car il est établi que la prison est l’exception, la liberté la règle », explique-t-il. Avant d’ajouter « qu’il n’est pas souhaitable qu’un condamné meurt en prison quand il y a autres alternatives.  Toujours est-il que chacun peut aller de son commentaire car c’est cela aussi l’autre facette du droit et de l’Etat de droit »

Par Moise Rama Fils Keita

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