Censure

Évaluation des travailleurs parlementaires : une décision qui passe mal

Des travailleurs de l’administration parlementaire étaient fortement mobilisés ce mercredi, devant le siège du CNT. Ils protestent contre une mesure annoncée par la hiérarchie.

À l’origine de ce mécontentement, l’organisation annoncée d’une évaluation des fonctionnaires parlementaires pour réduire l’effectif. Ismaël Ghassim Kalissa est le secrétaire général du bureau syndical de l’administration parlementaire. « C’est suite à une décision du secrétaire général de l’administration pour, dit-on, une évaluation des fonctionnaires parlementaires. Le contenu de cette décision et l’argumentaire, c’est le nombre pléthorique. Et que, suite à cette évaluation, de mettre fin à la relation de travail avec l’institution d’une catégorie de travailleurs qui ne seront pas prédisposés. C’est ce qui a, s’il faut le dire, révolté les fonctionnaires parlementaires et c’est ce qui a prévalu à cette mobilisation de ce matin », explique-t-il.

Selon ce syndicaliste, cette mobilisation est la suite de l’entretien entre le bureau syndical et le secrétaire général de l’administration parlementaire. « Nous, en tant que bureau syndical, nous avons été reçus hier soir par le secrétaire général pour nous expliquer la motivation de sa décision. Nous lui avons dit que nous ne sommes pas contre le principe de l’évaluation des fonctionnaires parlementaires parce que c’est un principe sacro-saint. Mais une évaluation a pour objectif de corriger les insuffisances. Mais une évaluation ne se fait pas pour mettre fin aux relations de travail entre l’agent et l’institution parlementaire. Parce que ce dont il s’agit, il s’agit des emplois qui sont devenus des droits acquis ou du droit acquis, parce que ça fait 5 ans, 10 ans, 20 ans, 30 ans pour certains. Donc, vous ne pouvez pas, avec une simple mesure d’évaluation, dire que vous allez mettre fin à une relation de travail, c’est-à-dire rejeter les gens comme des malpropres. Nous sommes encore une fois pour le principe de l’évaluation, pour pouvoir catégoriser les gens. Les gens qui ne se verront pas aptes. Mais il n’y a pas trop quand même de postes où on peut les envoyer », soutient-il.

Il souhaite l’implication du président du CNT pour trouver une issue à ce problème : « Le président de l’institution n’est pas là. Il a déjà appris la situation, quand il sera au pays. Nous nous réunirons pour trouver une solution par rapport à la situation qui prévaut. En termes de hiérarchie, il est la norme suprême. Sa décision va dans le sens d’apaiser ou d’améliorer, ou pour instaurer la quiétude sociale. »

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com

Obtenez des mises à jour en temps réel directement sur votre appareil, abonnez-vous maintenant.