Censure

Siguiri. Un ressortissant indien retrouvé pendu dans une chambre d’hôtel

Sabalia Rajak Kavi, âgé de 26 ans, d’origine indienne, a été retrouvé mort, suspendu dans une chambre d’hôtel à Siguiri, la corde au cou. D’après le Dr Abdoulaye Bassirou Condé, il s’agit d’une « fausse pendaison », ce qui s’apparente à une « mort suspecte ».

Selon cette source, plusieurs personnes ont été interpellées pour des fins d’enquêtes.

Il a été retrouvé en position debout, avec un fil attaché à son cou.

Sur le terrain, ce médecin a procédé à des enquêtes préliminaires : « On a demandé comment cette action a eu lieu ? Ils m’ont fait comprendre que c’est un Indien qui vient d’arriver il y a une semaine, il était à Conakry. Il n’a pas eu totalement son visa d’abord, mais il a un récépissé. Il était venu dans le cadre du travail puisqu’ils ont une société de pièces détachées. Il devait occuper un nouveau magasin. C’est la seule nuit qu’il a passée à l’hôtel, et le matin on a retrouvé son corps pendu », a-t-il expliqué.

Avant de poursuivre : « J’ai demandé s’il a dormi avec quelqu’un ? Ils ont dit qu’ils ne savent pas. Je leur ai demandé d’ouvrir la porte. Je m’attendais à ce qu’il y ait résistance au niveau de la serrure, parce qu’il devrait y avoir une clé à l’intérieur. Mais ça n’a pas été le cas. Donc, c’est un cas suspect. Parce que si l’intéressé s’était pendu, il ferme la porte et généralement, il laisse la clé dans la serrure. La pendaison que j’ai vue n’est pas une pendaison réelle, parce que les conditions d’une pendaison réelle n’étaient pas là. »

Dr Abdoulaye Bassirou Condé a finalement apporté une hypothèse sur la façon dont le crime a été commis. « Je suis venu au niveau de la fenêtre pour voir si je pouvais voir des traces, et même en dehors. J’ai trouvé qu’il y avait une brique au niveau de sa fenêtre et une barre de fer aussi. Cela veut dire que quand le malfrat a fini de faire son action, il est sorti, il est venu au niveau de la fenêtre et a utilisé cette barre de fer pour déposer la clé au niveau de la table comme si c’était la victime qui avait déposé la clé. J’ai dit cela à monsieur le procureur. Et puis, si c’est une pendaison, on fait un seul nœud de corde et personne ne va mourir par pendaison sans avoir de regrets, donc, tu vas essayer de te sauver ; par conséquent, il y aura des signes de luttes. Il n’y a pas eu de signes de lutte. La corde était enroulée trois fois autour du cou », a-t-il indiqué.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com

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