La République de la Guinée fête ce mardi 2 octobre, au stade du 28 septembre de Conakry son 60ème anniversaire. Au programme, la participation de plusieurs chefs d’Etats et de gouvernements africains et plusieurs responsables au plus haut niveau guinéens.

À la loge officielle, pendant qu’il est 10h, plusieurs responsables des institutions républicaines sont présentes. Cependant, une grosse pointure de la vie sociopolitique du pays manque à l’appel, il s’agit du chef de file de l’opposition, Elhaj Cellou Dalein Diallo. Pourtant, le siège du président de l’UFDG est installé après les sièges, du chef d’Etat-major des armées et celui du gouverneur de Conakry. Le chef de file à la différence de sydia Touré n’est pas encore venu.

« Alpha Condé sera au stade du 28 septembre avec des gens qui n’aiment pas la Guinée, qui ne veulent pas qu’il y ait la justice dans ce pays. Je vous demande de fêter partout sauf au stade du 28 septembre. En allant là-bas, les morts continueront de nous maudire », disait Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, lors de la dernière assemblée générale.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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2 Commentaires

  1. Cette « POSITION ISOLATIONNISTE » de l’UFDG qui est par ailleurs encouragée et plébiscitée par POTTAL-FII-BHANTAL FOUTA-DJALLON dont son appellation ne fait aucun doute sur la nature de ses combats soi-disant « droit-de-l’hommistes » à visé strictement communautaire ou ethnique; n’est pas digne d’un parti POLITIQUE QUI SE VEUT NATIONAL et de surcroît aspire gérer un pays composé de plusieurs communautés avec ses contradictions et ses problèmes de tout ordre.

    Je rappelle ici que c’est le même parti politique à travers son Président CDD qui est allé rencontrer Capitaine Dadis dans le cadre d’une éventuelle alliance électorale à la veille des présidentielles de 2015. Le même Dadis est SUPPOSE être le PRINCIPAL responsable des événements du 28 septembre 2009.

    Si l’UFDG à travers CDD a été capable en 2015 de surmonter toutes les « douleurs » et de rencontrer Dadis ; elle était aussi capable de faire la même chose pour une fête ou pour un anniversaire censé être un moment de communion nationale. Chaque chose à son temps. La justice aussi a son temps même dans les pays les plus démocratiques où la justice joue pleinement son rôle en plus d’être efficace.

    C’est une grosse erreur d’appréciation politique pour ne pas dire d’amateurisme politique confondant.

    L’absence de CDD qui représente une frange importante de la population guinéenne n’a pas empêché la réussite de cette manifestation et la présence de certains chefs d’Etat comme celui du Ghana, du Sénégal etc…. Elle a été tellement une réussite que les autorités ont été obligé de demander à certains participants de rebrousser chemin pour des questions de sécurité liées à la capacité d’accueil du dit stade. Et ce n’est pas non plus cette absence de l’UFDG qui va accélérer le processus judiciaire en cours.

    L’argumentaire du lieu avancé par le « camarade » Oussou est aussi irréfléchi que l’idée même de ne pas participer à cette fête.

    Je rappelle, qu’à Conakry, nous n’avons pas un lieu aussi grand pour une telle occasion/événement qui peut contenir un certain nombre de participants avec le peu de sécurité qui va avec. D’ailleurs c’est le même argument de capacité d’accueil et sans parlé de la date symbolique du 28 septembre qui a été avancé à l’époque (septembre 2009) par les forces vives dont l’UFDG afin d’organiser la manifestation de protestation politique dans ce même stade dont on connait la suite macabre…

    L’UFDG et CDD ont intérêt à se comporter comme tout parti politique et comme un leader politique avec ses défauts et ses qualités. Un parti politique n’est pas une organisation citoyenne ou une ONG, son rôle et sa dimension vont au-delà des objectifs CIRCONSCRITS d’un ONG ou d’une organisation de défense de droit de l’homme ou toute autre organisation non politique. Dans la même veine, un leader politique n’est un Président d’une organisation citoyenne ou communautaire de la « trempe » de POTTAL-FII-BHANTAL FOUTA-DJALLON. Le temps d’un anniversaire ou de la célébration d’une date symbolique pour les peuples africains colonisés, l’unité nationale doit prévaloir sur le reste …
    Dans un contexte de clivage politico-ethnique manifeste, connu de tous, cette décision de l’UFDG est incompréhensive (c’est le moins qu’on puisse dire).

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