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Santé et éducation : le Japon vient au chevet de la Guinée à travers la signature de deux importants microprojets

La résidence de l’ambassadeur du Japon a servi de cadre, ce jeudi 27 février, à la signature de deux microprojets axés sur l’éducation et la santé. Il s’agit d’un projet de construction du collège de Doumbouyah dans la préfecture de Coyah et d’un projet de fourniture d’équipements médicaux dans les centres « DREAM » en Guinée.

Construction du collège de Doumbouyah

Le coût d’exécution de ce projet est estimé à cent soixante-dix-neuf mille dollars (179 000), soit plus d’un milliard cinq-cents vingt-deux millions de fg (1 522 000 000 gnf). Un montant colossal offert par le Japon à la Guinée, et qui va permettre la construction d’un collège au quartier Doumbouya école, situé dans la commune urbaine de Coyah. « Le bâtiment sera composé de sept salles de classe et d’une direction, en deux étages, ainsi que de la fourniture du mobilier », explique KATO Ryuichi, ambassadeur du Japon en Guinée.

Dans un pays en pleine croissance démographique, le diplomate nippon se dit convaincu que ce geste va améliorer l’accès à l’école : « Coyah est une ville proche de Conakry, la population augmente. C’est pour cela qu’on veut favoriser l’accès aux apprenants à l’école. »

Un don d’une importance capitale pour les élèves de l’école primaire Doumbouyah que Ouo ouo Kolié, directeur exécutif de l’Association guinéenne pour le développement économique (AGUIDE), apprécie à sa juste valeur.

« C’est vraiment un jour inoubliable pour moi. Ce contrat de don permettra aux enfants de Coyah d’avoir accès à l’éducation. Ce qui va permettre également de réduire considérablement le taux d’abandon des élèves. Ce don consiste en la construction d’un bâtiment de sept salles de classe avec équipements qui va être construit à l’école primaire de Doumbouya et dans la préfecture de Coyah », se réjouit-il.

Fourniture d’équipements médicaux dans les centres DREAM en Guinée

Autre projet financé par l’ambassade du Japon : la fourniture d’équipements médicaux aux centres DREAM. Au nombre de quatre actuellement en Guinée, ces centres s’occupent d’environ quatre mille six-cents personnes chaque année. Avec un don de près de cent-cinq mille dollars, le gouvernement japonais espère accroître la couverture des tests et de la prise en charge dans les zones où il y a peu de structures.

« Le projet permettra l’achat d’un système de diagnostic moléculaire pour le centre de Dixinn, et d’un système de diagnostic, accompagné d’un poste de sécurité microbiologique pour le centre de Dubréka. Ainsi, le temps nécessaire pour les tests sera de dix à trois jours, permettant d’augmenter le nombre de tests par an de près de mille six-cents à un maximum de deux mille six-cents environ. Ce gain de temps permettra aux patients de bénéficier d’un diagnostic précoce et d’un traitement approprié au plus vite », indique KATO Ryuichi.

Ce geste est venu à point nommé pour combler un déficit et améliorer la qualité du service. Cristina Cannelli, coordinatrice du programme DREAM en Guinée, parle d’un apport considérable.

« Nous avons reçu aujourd’hui un don de la part de l’ambassade et ce n’est pas le premier don qu’on a reçu. Dans le passé, l’ambassade du Japon nous a aidés pour la construction d’un autre centre DREAM. Vous savez qu’il y a un grand centre DREAM depuis 2006 à Dixinn. Mais il y avait le besoin d’être plus proche des patients. Donc, on a eu ce don en 2017 de l’ambassade et la construction d’un centre DREAM a été possible. Aujourd’hui, à ce don va s’ajouter un don important du point de vue de la technologie, de la biologie moléculaire, mais aussi pour d’autres virus qui peuvent être détectés avec cette machine. Donc, c’est comme une amitié qui continue entre la Guinée et le Japon dans l’intérêt de tous les patients les plus faibles, les malades. C’est très important », dit-elle.

Ibrahima Sory Diallo pour guinee7.com

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