Censure

Au tour de Badra Koné de trancher : « Mamadi est mon candidat. »

Le président de la délégation spéciale de Matam, Badra Koné, jusque-là très discret sur ses orientations politiques, se dévoile. Il se dit prêt à soutenir la candidature de l’actuel président de la transition, si le besoin se présente. Il l’a fait savoir lors d’un point presse, animé jeudi 27 février.

L’ex-militant de l’UFR se veut ferme par rapport à son soutien. « Mamadi est mon candidat. Je ne débats pas ça avec quelqu’un. La démocratie, chacun a son choix. Il est mon candidat, aujourd’hui, demain, jusqu’au jour où Dieu voudra. Il reste mon candidat », a-t-il martelé.

Avant de rappeler : « Un an, un mois avant le 5 septembre, j’ai mis en place un mouvement que j’ai appelé Nouvelle génération politique. La perspective, c’était le renouvellement de la classe politique. On m’a pris pour un fou. Dieu faisant un an, un mois après cela s’est perpétré par le lien d’une personne avec son groupe pour prendre le pouvoir. Ce jour-là, à part des gens comme moi qui n’avaient pas d’entrée à France 24 ou TV5, vous avez vu tous les autres partout. Ils sont allés applaudir ce fait. Tout le monde a applaudi qu’on ait perpétré un coup d’État contre Alpha Condé. Ce jour-là, on a tous soutenu cela. On a soutenu parce qu’on pensait que c’était une bonne chose. Moi, différemment des autres qui soutenaient cela, j’ai vu se réaliser un rêve que j’avais. Celui de voir un jeune désormais devant le destin de la Guinée avec les Guinéens. À date, je ne sais pas pourquoi, je tournerai pour dire que je veux d’un autre. Mamadi est pour moi le candidat idéal pour porter ce que je pense pour la Guinée. Il a fait ses preuves. Moi, de toute mon histoire, c’est la première fois de voir un gouvernement accompagner des communes de Conakry à hauteur, quel qu’il soit, dans le cadre de la réalisation de leurs programmes annuels d’investissement (…) Si on ne soutient pas ces gens, je pense qu’on est de mauvaise foi. »

Pour le président de la délégation spéciale de Matam, il est utile, voire crucial, de laisser le temps aux choses pour qu’elles se mettent tranquillement en place. « Moi, d’ailleurs, on est très tôt en train de dire d’aller à l’élection. Après l’élection, on va dans autre chose. Mais avant l’élection, cette transition va nous permettre de régler beaucoup de choses. Parce que le Guinéen n’a pas honte, il a peur. L’autre qui vole tous les jours a peur aujourd’hui de voler, parce que tu voles le matin, le soir tu te retrouves à la Crief. Tu ne voleras plus. C’est un bel exemple », a laissé entendre Badra Koné.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com

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