Il connaît le paysage patronal guinéen comme sa paume. Abdoulaye Dima Dabo, a été parmi ceux qui ont contribué  à la création des trois patronats qui existent actuellement en Guinée. Notre reporter l’a rencontré pour un entretien dans lequel il fait des révélations croustillantes, dont nous publions la suite et la fin…

Qu’est-ce que ça veut dire le titre de titulaire ?

Ce n’est pas une fortune qu’on te donne quand tu viens, c’est une charge intellectuelle qu’on te confie. Tu dois assister à toutes les réunions du B.I.T et des commissions techniques.

Pour finir maintenant, M. Dabo que faut-il faire pour que le patronat guinéen  joue véritablement son rôle. A l’image des autres de la sous-région qui sont des interlocuteurs privilégiés de l’exécutif ? 

Il faut un grand déclic dans nos esprits, que le patriotisme domine, qu’on fasse fie des questions de personnes. Parce que le rôle d’un patronat c’est promouvoir un environnement économique, les politiques sociales et  l’emploi nécessaires au développement et à la survie de la libre entreprise et de l’économie du marché.

Certains estiment qu’il y a beaucoup  de patrons qui ne méritent pas d’être dans les structures patronales. Qu’en dites-vous ?

Oui, il y a beaucoup, et ils ne jouent pas le rôle du patronat, ils ont d’autres préoccupations. Le patronat il faut travailler, ce n’est pas simplement porter le grand boubou et venir s’assoir qu’on vous regarde à la télévision non, non, non. Le patronat doit d’ailleurs être discret, on ne doit même pas le voir à la télé. C’est sur le terrain que le patronat doit évoluer, par la visite des chantiers si difficultés il y a. Comment on traite les travailleurs ? Est-ce que les travailleurs sont sécurisés à la Caisse nationale de sécurité sociale ? Est-ce qu’ils sont protégés auprès de la médecine du travail ? Est-ce qu’ils évoluent dans les locaux adaptés à leur fonction. Ce sont toutes ces interrogations dont un patronat doit s’occuper.

Pas en se fiant à la manne financière par exemple ?

La manne financière est nécessaire pour le développement d’un patronat, et pour financer son secrétariat et  son personnel salarié et aussi, dans la mesure du possible aider l’Etat dans la mobilisation de la manne fiscale.

Il y a certains patrons pour bénéficier des largesses des autorités qui les courtisent. Qu’en est-il de votre cas?

En somme, il suffit en tant que membre d’une organisation patronale de souscrire à un Appel d’Offres de l’Etat pour bénéficier d’une attribution de prestation pour l’Etat. A cet effet, nous sommes membre de la commission nationale des marchés publics. Il n’y a aucune inquiétude à se faire dans la mesure où vous répondez à tous les critères.

Entretien réalisé par Richard TAMONE in Le Démocrate                      

 

 

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