Suite à la publication, ce mercredi 10 janvier, d’une déclaration du bureau exécutif national de L’USTG et du SLECG, faisant état de l’exclusion d’Aboubacar Soumah et trois autres syndicalistes du Syndicat libre des enseignants et Chercheurs de Guinée. Le deuxième secrétaire général exclu du SLECG (Aboubacar Soumah) est aussitôt monté au créneau à travers des médias, pour dire que les auteurs de cette déclaration ont perçu de l’argent de la part du gouvernement pour prendre une telle décision. A rappeler que lui même avait été accusé par ses pairs d’avoir pris des « cadeaux » d’un membre de l’opposition au fort moment de la grève qu’il avait déclenchée en fin d’année dernière.

Joint au téléphone par la rédaction de Guinee7 .com, Aboubacar Soumah a expliqué qu’il a les preuves que la CNTG et l’USTG ont bel et bien reçu 100 millions de nos francs dans le but de contrecarrer leur mouvement de grève.

« J’en ai la preuve, la nouvelle a été donnée en réunion de l’USTG. Le gouvernement a donné 100 millions GNF, dont 55 millions pour la CNTG et 45 millions pour l’USTG dans le but de sensibiliser les enseignants pour qu’ils respectent le protocole que nous rejetons maintenant-là et saboter notre mouvement. Auparavant, la CNTG avait donné 50 millions à la FSPE (Fédération Syndicale Professionnelle de l’éducation), qui a sillonné tout le pays, dans toutes les préfectures pour aller sensibiliser et faire comprendre aux enseignants de ne pas suivre le mot d’ordre de grève lancé par le SLECG et de ne pas suivre le général Soumah. Mais partout où ils sont passés, ils ont été rejetés par les enseignants », a-t-il répondu à notre question qui consistait à savoir s’il détenait les preuves de son accusation.

Et de poursuivre : « comme cela a échoué, c’est l’USTG qui a pris la relève avec ces 45 millions, parce qu’ils ne peuvent pas bouffer cette somme sans rien faire, donc c’est pour justifier les dépenses qu’ils ont faites ; cette déclaration, c’est l’argent de la corruption. »

En effet, Aboubacar Soumah a rappelé qu’il a été élu dans les mêmes circonstances que tous les autres membres du bureau exécutif du SLECG, « ils (les membres du bureau) n’ont aucune qualité de me suspendre ou de m’exclure, c’est le congrès qui m’a mis dans le bureau, ce n’est pas eux ».

« Cette déclaration est nulle et de nul effet. Le combat que nous menons reste maintenu, nous sommes déterminés si à la date du 31 janvier nos revendications ne sont pas satisfaites on va déclencher la grève », a-t-il conclu.

Mohamed Kaba Soumah pour guinee7.com

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