Alpha Condé sur les chantiers de Kaléta

 

Le Président Alpha Condé était, le 11 juin dernier, sur le site du projet d’aménagement du barrage hydroélectrique de Kaléta, préfecture de Dubréka. Il était venu ‘‘s’enquérir de l’état d’avancement des travaux du barrage hydroélectrique’’. Le no1 guinéen a profité de cette visite pour s’adresser à la population de Tondon, sous-préfecture abritant le barrage, en langue du terroir. Extrait.

Le président Condé a d’abord rappelé qu’il est ‘‘indéniable que c’est le président Sékou Touré qui a donné l’indépendance à la Guinée. Mais il n’a pu développer la Guinée parce qu’il n’était pas en bon termes avec ceux qui avaient les moyens de l’aider (référence faite aux Occidentaux, NDLR). Le Général Conté était venu travailler. Il a dit que nous sommes venus pauvres au pouvoir, si vous voyez une belle voiture ou une belle maison avec quelqu’un d’entre nous, c’est qu’il a volé. Il a aussi dit à ses ministres, moi je suis militaire ; je ne connais ni la politique encore moins l’économie, faites alors ce qui est bien pour le pays. Si aujourd’hui on se retrouve avec un retard, sans eau ni électricité, est-ce la faute à Conté ou à ses premiers ministres à qui il a fait appel pour travailler ?’’

Selon le président Condé, ‘‘la maladie de Conté s’est aggravée le jour où il a appris que Friguia a été vendue à 21 millions de dollars pendant que certains étaient prêts à l’acheter à 200 millions’’.

Il ajoute ‘‘nous avons d’énormes richesses. Exemple le Simandou depuis près de 60 ans nous n’avons pu extraire une tonne de fer. C’est comme si monsieur l’imam de Dubréka, il y avait sous votre maison de l’or que vous n’exploitez pas. Vous mourrez de faim pendant que vous êtes riche. C’est le drame de la Guinée’’.

‘‘Mais, lance le président Condé, moi je connais la politique et l’économie, aucun ministre ne peut me tromper. J’aurais fait exprès si un ministre me trompait’’.

‘‘A mon arrivée au pouvoir, je vous ai dit que nous étions dans un trou. Nous sortir de là allait être un travail de longue haleine. Nous étions endettés. Nous ne pouvions rien faire. Nous sommes allés au FMI pour nous aider. Si vous êtes malades vous allez chez le médecin, vous êtes obligés de suivre à la lettre ses prescriptions. Mais bientôt le programme de restriction avec le FMI va prendre fin. Et on pourra davantage travailler’’, a précisé le président.

Aziz Sylla

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