Le directeur national de la promotion des droits de l’homme et de la citoyenneté au ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, Nfamara Camara, s’est exprimé sur les difficultés de l’application des droits de l’Homme en Guinée, avant de faire le pont sur les ambitions de son département pour remédier à cette problématique.

C’était au cours de la conférence de presse conjointe animée, ce mercredi, par la délégation de l’Union Européenne (UE), les États membres de l’UE représentés en Guinée, le Haut Commissariat des Droits de l’Homme et l’État guinéen à travers le ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, à l’occasion de la célébration de l’an 70 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH)

« En Guinée, ce n’est pas le fait d’être ministre ou directeur qui est difficile, c’est la problématique qui nous est confiée dans un pays comme le nôtre qui est difficile, puisque le principal acteur de la violation des droits de l’homme, c’est l’Etat. Or nous, nous appartenons à cet Etat et nous devons résoudre ce problème ; nous sommes souvent donc en face de notre équipe, mais c’est aussi un choix », a déclaré Nfamara Camara a l’entame de ses propos.

Selon lui,  l’ambition  des cadres du ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté est de mettre en place un certain nombre d’actes qui seront suivis et soutenus par d’autres acteurs. « Mais en matière des droits de l’homme en Guinée, dit-il, nous avons des problèmes et cela ne veut pas dire que parce que c’est difficile qu’il faut laisser tomber ; il faut travailler. La responsabilité de l’Etat est engagée, il est le principal acteur de la violation des droits de l’homme, mais c’est à lui aussi de garantir les droits de l’homme ».

Prenant l’exemple sur les violences faites sur l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa, le directeur national de la promotion des droits de l’homme et de la citoyenneté a fait savoir : « Quand on dit qu’il y a des tueries et chacun se rejette la tâche. Mais il faut qu’on soit clairs, le rôle premier de tout gouvernement, c’est assurer la sécurité de sa population. Donc que ce soient les forces de sécurité qui tirent sur les manifestants ou que ce soit l’inverse, c’est à l’Etat de trouver les auteurs et de les sanctionner ».

Par ailleurs, Nfamara Camara estime qu’ « il est bien écrit dans le préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme que c’est la méconnaissance ou le mépris  des droits de l’homme qui est à la base de tous chaos que l’humanité a connus. Ça ne sert à rien qu’on monte des grands projets ici (en Guinée, ndlr), tant que ceux-ci ne s’adossent pas sur le respect des droits et de la dignité humaine, car ces projets ne seront pas durables. Puisque les droits de l’homme créent des frustrations, et ces frustrations créent des réactions qui, à leur tour, seront violentes, et la violence anéantit le développement ».

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

 

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