Les propriétaires de marchandises se plaignent depuis que le point de la déviation du pont de Linsan a été de nouveau bloqué par la montée des eaux du fleuve Konkouré. A des kilomètres du pont,  plusieurs camions sont stationnés en file indienne, de part et d’autre de la rive du Konkouré, sur de la route nationale numéro 1 Conakry-Kindia-Mamou.

Si les plus nécessiteux parmi les gens en  provenance des villes de l’intérieur du pays transportent du bétail, des fruits, des légumes qui pourrissent sur place, par contre ceux qui viennent de Conakry transportent, du poisson frais et du poulet importé entre autres. Face à cette situation qui perdure depuis plusieurs jours, des citoyens rencontrés sur place par notre rédaction, ce dimanche, appellent à l’aide des autorités pour limiter des dégâts.

Samoura Ibrahima, chauffeur de camion : « Depuis quatre jours, nous sommes ici ; ils ont dit que c’est le pont qui n’est pas bon. On a des poulets importés qu’on envoie à Siguiri. Présentement, nous avons peur… Si la route est libérée aujourd’hui, on peut partir pour qu’on puisse débarquer la marchandise demain à Siguiri, avant qu’elle ne pourrisse, parce que nous craignons pour ça. Actuellement, les ordures commencent à se faire. On a 36 tonnes dont 3.500 cartons de poulets. Là, je ne peux estimer la valeur de la marchandise, parce que je suis simple transporteur. Notre patron se trouve à Conakry et son client à Siguiri. Si la marchandise pourrit ici, ça devient un grand problème pour nous, parce que le propriétaire va perdre et s’il perd, nous aussi on risque de perdre notre travail ».

Mme Mariama Sow Porédaka, vendeuse de légumes : «  Cela fait deux jours que je suis là avec ma marchandise. Une marchandise fraîche, qu’on ne peut pas garder longtemps sans un congélateur. On a embarqué des piments et des tomates. Vous avez vu l’embouteillage le long de la route, vraiment nous souffrons ici. D’un côté, je suis avec mon bébé qui est épuisé et de l’autre côté notre marchandise commence à couler de l’eau avec une odeur désagréable. Il y a certains de nos amis qui on perdu complètement leur marché ».

Sékou Amadou Bah, chauffeur de minibus : « Ce que j’ai vu sur la route-là, ce n’est pas bon pour le chauffeur. On souffre tellement ; les marchandises qu’on a prises, ça c’est perdu. Il y a des gens qui ont perdu 40 millions, 30 millions ; donc, nous sommes fatigués. Les gens aussi ont manifesté ici hier, ils ont cassé le pare-brise de ma voiture.  Vous les journalistes, dites au président : on en a marre maintenant. Le syndicat n’a qu’à faire son travail. Le pont n’est pas bon, mais il n’y a pas d’organisation, chacun fait ce qu’il veut. Donc, dites aux chauffeurs de camions de respecter la loi d’abord, le pont n’est pas garanti ; quand ça aussi va se gâter, ça va nous retarder encore. Je félicite le commandant qui est là. C’est lui qui a dit aux chauffeurs de camions d’attendre que ceux qui ont des fruits ou des bœufs puissent passer, mais celui qui a le poids normal doit attendre, malheureusement, ils n’ont pas accepté ».

Fatoumata Fofana : « On est arrivés ici, il y a de cela trois jours ; moi j’ai des légumes, mais j’ai perdu la majeure quantité ici. Actuellement, nous souffrons, on n’a pas de quoi manger, les riverains ici ont augmenté les prix. Nous demandons à Alpha Condé d’aider les gens, d’aider tous les Guinéens. Vraiment, nous remercions le ministre qui est venu ici aujourd’hui. Il est venu sous cette pluie et cette faim, durant toute la journée. Personnellement, moi je ne le connais pas, mais merci à lui. Et nous disons au président de la République, comme c’est lui qui nomme les ministres, de nous aider afin que le pont soit opérationnel. Ça nous fait mal, quand on voit nos produits pourrir, alors qu’on a laissé nos enfants à la maison et certains produits ne sont pas pour nous… »

Bhoye Barry de retour de Linsan pour guinee7.com

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