Composé de 32 articles et reparti en 10 chapitres, un projet de loi visant à mettre en ordre le secteur du livre en Guinée a été présenté, ce lundi 9 avril, lors de la session des « Lundis de l’Harmattan », tenu au  siège de L’Harmattan, dans la commune de Kaloum, en présence du représentant du ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine historique.

Devant aller pour adoption au niveau de l’Assemblée nationale, ce projet de loi qui doit régir l’industrie du livre en Guinée, a été élaboré par une commission composée de juristes et d’écrivains, mandatée par le Commissariat de Conakry Capitale Mondiale du Livre.

Faisant partie de la commission de rédaction, Dr Alassane Chérif, membre de l’Association des écrivains de Guinée, par rapport à l’importance de ce document, a donné ses impressions, qui, selon lui « sont très bonnes ; jusqu’à présent, il n’y avait pas une loi qui protégeait les écrivains guinéens. Cette loi nous amène à un point tel que à la fois l’écrivain se sentira protéger, vous savez aussi qu’il y a toutes ces règles liées à Florence et autres accord du monde. Donc, en Guinée, si tous les travailleurs du livre commandent des intrants, vous savez qu’il n’y a pas de taxe là-dessus ; c’est très bon pour la promotion du livre ».

Il a par ailleurs ajouté : « Jusqu’à présent, on dit que le livre est cher, c’est parce que sa fabrication est chère ; donc si tous les éléments qui viennent sont gratuits, un éditeur et les libraires vont jouer là-dessus et diminuer le prix du livre qui va être accessible au pays. Donc, la Guinée y gagne énormément ».

C’est solennellement et avec fierté, que le commissaire général de l’évènement Conakry Capitale Mondiale du Livre, Sansy Kaba Diakité, a remis entre les mains du représentant du ministère de la Culture, le projet de loi.

Ayant fait la présentation de ce document, Thierno Souleymane Barry, juriste, a expliqué que : « Nous savons très bien que le métier du livre doit être soutenu par une loi, comme toute activité humaine ; il se trouve qu’aujourd’hui, nous n’avons pas une loi sur le livre. La plupart des outils de travail, ce sont des lois empruntées par-ci, par là. Par exemple, pour tout ce qui est droits d’auteur ou publications, c’est d’autres lois organiques. Nous avons une jeune industrie du livre, naissante, florissante aussi, qui est dénuée d’une loi, d’un parapluie. C’est ce qui nous a amené alors, sous mandat de Conakry Capitale Mondiale du Livre, d’adapter une loi, à travers celles qui existent ».

Enfin, il termine en lançant un appel : « Je vais interpeller nos honorables députés, le gouvernement et aussi le ministère des Affaires étrangères pour ce qui est de la ratification ».

Cette session des « Lundis de l’Harmattan » s’est terminée par la présentation de plusieurs projets portés par des jeunes Guinéens.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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