Après les griefs des différents partis politiques, le comité de suivi des accords politiques inter guinéens de 2016 a poursuivi, ce lundi 16 avril, ces travaux à la sortie desquels les différents acteurs à travers leurs représentants, ont fait le point.

Notre pays la Guinée est au-dessus des partis politiques. Et c’est ce pays-là que nous devons tous sauvegarder et protéger dans son futur

Le président du comité de suivi du dialogue politique, le ministre Bouréma Condé a souligné qu’« après avoir reçu comme cela avait été recommandé la semaine dernière, les différentes plaintes des différents partis politiques en compétition, après avoir reçu les plaintes et les examiner, nous en avons fait un condensé aujourd’hui à l’attention du comité de suivi du dialogue. Encore une fois, je répète qu’une fois le dossier purgé juridiquement, qu’une fois les résultats proclamés par la CENI, quand le dossier est venu au comité de suivi pour solution, il ne s’agit plus d’un procès. Donc, il faudrait que nous nous entendions et il faudrait bien qu’on aille à des négociations entre les différentes parties plaignantes. Et c’est dans notre volonté de consolider cette approche que les débats d’aujourd’hui  se sont inscrits. Nous avons salué encore une fois la disponibilité de la mouvance, de l’opposition et de l’UFR à aller dans cette direction. Naturellement, nous allons travailler de façon restreinte à certains niveaux. Ces débats ne peuvent pas être publics parce que c’est des négociations entre les formations politiques. Nous leur avons tout simplement demandé de voir au-dessus des intérêts politiciens la Guinée, de voir ce que vaut la paix et la quiétude pour ce peuple de Guinée ».

Et de poursuivre : « nous avons été clairs dans les débats, personne n’est gagnant dans les troubles mais tout le monde est gagnant quand, il y a la paix. Et nous pensons que cette vérité doit être le leitmotiv pour les uns et pour les autres. C’est en tout cas dans ce sens que nous les avons invités. Confiant, que je suis, en la maturité politique et citoyenne des acteurs autour de la table de ce comité de suivi. J’ai l’espoir que nous trouverons la solution non pas la solution sous forme d’un arrêt juridique, qui ne saurait jamais être discuté dans un cadre de comité de suivi d’un dialogue, non plus les arrêts de la CENI quand il y a solution à trouver que les Guinéens comprennent qu’il s’agit cette fois-ci d’un autre volet qui s’appelle essentiellement la négociation pour la paix en Guinée et pour le bonheur des Guinéens. Notre pays, la Guinée, est au-dessus des partis politiques. Et c’est ce pays-là que nous devons tous sauvegarder et protéger dans son futur. »

On ne peut pas prendre le risque d’avoir une CENI illégale, une assemblée nationale illégale

Le chef de la majorité présidentielle à l’assemblée, l’honorable Ahmadou Damaro Camara a rapporté qu’on « a donné la parole à la CENI pour nous faire le compte rendu de l’audit du fichier électoral qui est l’un des points de désaccords, nous avons débattu des deux problèmes, nous nous sommes proposés en conclusion d’installer les communes qui n’ont pas de problèmes ; deuxièmement,  on a mis un comité de réflexion de deux éléments par acteurs politiques pour éventuellement voir dans quelle  mesure on peut trouver des solutions au contentieux électoral . La CENI a partagé avec les acteurs leurs mémos sur le déroulé éventuel de cet audit et chaque groupe en son sein va l’étudier et à la séance prochaine, nous allons faire des propositions concrètes aussi. Pour que nous ayons des élections à date cette année, on ne peut pas prendre le risque d’avoir une CENI illégale, une assemblée nationale illégale et nous risquons avoir beaucoup plus de crises, ce que nous ne souhaitons pas. L’espoir est permis, c’est que toutes  les parties sont prêtes à mettre les dossiers sur la table  et à discuter sans tabou de toutes les propositions. »

Il est question aujourd’hui de faire l’audit du fichier mais également de tenir les échéances légales contenues dans le code électoral

A son tour, l’honorable Mamadou Cellou Baldé de l’UFDG a rappelé « par rapport à l’audit du fichier électoral. La CENI a fait un exposé pour nous dire un peu quel est le point de la situation. Il s’est trouvé qu’il y a quelques contraintes liées à cela. La CENI a fait l’analyse de la loi électorale par rapport à l’application de l’accord politique. Il est question aujourd’hui de faire l’audit du fichier, mais également de tenir les échéances légales contenues dans le code électoral. Par rapport à l’organisation des législatives ; Ce qui nous amène si on doit faire l’audit du fichier électoral en respectant tous les délais par rapport à la procédure de passation de marchés publics en République de Guinée. Nous allons nous retrouver vers le mois de juillet 2019 alors que la loi également prévoie qu’il y ait une révision avant d’aller à ces élections nationales. Aujourd’hui, la question est ramenée au niveau des entités politiques pour qu’on en débatte pour savoir quelle est la solution alternative qu’il faille trouver à ce problème là ; est-ce qu’on repoussera les élections législatives ? C’est une question en suspens, rien n’a été décidé. Est-ce que nous allons trouver une solution alternative qui ne soit pas l’audit, comme il a été prévu dans les accords et puis d’aller à une révision électorale, la question est ramenée au niveau des bases politiques pour en débattre et il se peut que la semaine prochaine qu’on commence à se prononcer là-dessus. »

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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