Dans le cadre de la célébration de l’an 70 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH), prévue le 10 décembre prochain, une conférence a été animée, ce mercredi 5 décembre, à la Maison de la presse de Guinée, par la délégation de l’Union Européenne (UE), les États membres de l’UE représentés en Guinée, le Haut Commissariat des Droits de l’Homme et l’État guinéen à travers le ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté.

Prenant la parole, le représentant du Haut Commissariat des Droits de l’Homme (HCDH), Joseph Harvard, a précisé que cette célébration particulière qui se fait sur 16 jours à travers une série d’activités, a débuté depuis le 26 novembre dernier, par une campagne d’activisme contre les violences faites aux femmes, ouverte par le Premier ministre, chef du gouvernement. « Ensuite, lancement d’un centre de dépistage sur VIH/SIDA ; le 3 novembre : lancement de la campagne de la Journée internationale des personnes handicapées ; le 5 novembre : célébration de la Journée internationale des droits de l’homme ; 8 novembre : projection du film Timbuktu, au CCFG ; le 10 novembre : commémoration de la DUDH au palais de peuple ; le 12 novembre : l’INIDH organise un panel sur les conflits et les droits de l’homme en Guinée et enfin le HCDH organise une discussion avec les jeunes filles à l’université sur le rôle de la femme dans la promotion et la protection des droits de l’homme » a-t-il fait savoir.

En effet, Joseph Harvard a souligné que dans le cadre du respect de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Guinée interagit régulièrement avec les organes. « Elle (la Guinée, ndlr) fournit de rapports périodiques, mais ça ne veut pas dire que tout va bien. La Guinée vient de loin, mais aussi, souvent je dis que la Guinée va très loin et je crois que c’est important qu’elle s’occupe de ces politiques-là, pour que nous tous nous puissions les accompagner ».

De son côté, Nfamara Camara, directeur national de la promotion des droits de l’homme et de la citoyenneté au ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, a fait savoir que la DUDH est un document qui sert de boussole pour toutes les nations, même si elle n’a pas une valeur juridique dans cette lutte perpétuelle pour la liberté et l’épanouissement de l’être humain ; et à ce titre, dit-il, la DUDH doit être l’instrument de tous les États.

Et de poursuivre : « Dans les 30 articles la Déclaration universelle des droits de l’homme, on ne parle de l’Etat qu’une fois, ça veut dire que même si les États sont responsables des droits de l’homme, de sa mise en œuvre, dans sa promotion et sa protection, mais les droits de l’homme dépassent les États. Ça touche l’humain dans l’univers-là qu’on appelle la famille mondiale ; donc l’État n’est qu’un instrument de sa mise en œuvre ».

Pour terminer, Nfamara Camara a affirmé que son département se réjouit de participer à ce combat perpétuel des droits de l’homme qui, selon lui, sont dynamiques, puisque la satisfaction de tout droit donne automatiquement naissance à d’autres droits. Avant d’ajouter que la lutte doit être continue et qu’il na s’agit pas seulement de la célébration, mais il faut aussi des actions concrètes.

 Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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