À l’instar des autres pays du monde, la Guinée a célébré ce jeudi, la 7ème journée internationale de la jeune fille. Placée sous le thème « Encourager l’instruction et la qualification professionnelle des filles », la cérémonie commémorative de cette journée s’est tenue dans la salle du 28 septembre du palais du peuple, en présence de la première Dame de la République de Guinée, la ministre en charge de la promotion féminine, les représentants des institutions internationales, les ambassadeurs accredités en Guinée, la société civile et des jeunes filles venues des 5 communes de la Capitale.

Après avoir rappelé que la célébration de la journée de la jeune fille est une volonté exprimée de la communauté internationale de mettre en lumière les besoins des filles, afin de répondre aux défis auxquels elles font face, la ministre guinéenne en charge de la promotion féminine et de l’enfance a indiqué que : « cette journée vise surtout l’autonomisation des filles et l’exercice de leurs droits fondamentaux, au regard des multiples formes de discriminations qu’elles subissent quotidiennement. À cette occasion, la République de Guinée se joint à tous les États membres, pour mettre un accent particulier sur le renfoncement des capacités des jeunes filles en vu de les emmener à se qualifier pour un meilleur avenir ».

Selon Dame Mariama Sylla, les defis à relever dans ce cadre sont énormes en Guinée, au regard du problème de violence faites aux filles. « Des problèmes liés à la santé sexuelle des adolescentes, à la déscolarisation des filles, les mariages précoces, l’excision et toutes les autres formes de discriminations liées au simple fait qu’elles soient filles… Par rapport à la mutilation génitale féminine, nous occupons le deuxième rang après la Somalie ; par rapport aux mariages précoces, la Guinée occupe le quatrième rang africain », a-t-elle déploré.

À cet égard, la ministre de l’action sociale de la promotion féminine et de l’enfance a annoncé que son département développe de multiples programmes basés sur la formation qualifiante des jeunes filles issues des milieux pauvres.

Au nom des jeunes filles, Kankou Fofana, a interpellé l’État à prendre ses responsabilités vis-à-vis des problèmes auxquels sont confrontées les jeunes filles en Guinée. « Le gouvernement a une obligation de protéger les filles, contre la discrimination… C’est en s’attaquant aux causes sociales de l’inégalité que nous seront capables de garantir l’égalité et la justice. Par ma voix, nous réclamons l’engagement des décideurs guinéens pour mettre fin aux violences basées sur le genre, notamment le viol, le mariage précoce… »

« Nous voulons que les filles et les jeunes de Guinée puissent étudier, prendre des positions de leaderships, decider et s’épanouir, pour pouvoir jouer pleinement notre rôle et être enfin la porte de la Guinée d’aujourd’hui, mais surtout la Guinée de demain » a ajouté l’honorable Kankou Fofana.

De son côté, la première Dame de la République, Hadja Djènè Kaba Condé a d’abord exprimé sa joie d’avoir pris part à cette célébration, avant de réitérer son engagement à poursuivre les efforts de mobilisation des ressources en faveur des enfants, des filles et des femmes désireuses.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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