Le problème de logement se pose avec acuité à plusieurs étudiants du Centre universitaire de Labé, situé à 20Km du centre-ville. Cet établissement comme la plupart du pays a supprimé il y a quelques années le régime d’internat.

Depuis, les étudiants ont du mal à se trouver un logement fiable. Diallo Thierno Ibrahima Kadiatou, étudiant, s’en plaint : ‘‘notre condition de vie ici n’est pas du tout aisée. Les loyers sont exorbitants et les concessionnaires nous embêtent souvent. On fait des kilomètres pour puiser de l’eau. Vous savez l’université se trouve hors de la ville. Je pense qu’il faut ouvrir les dortoirs pour les étudiants, c’est mieux.’’

Pour Loua Félix, étudiant ‘‘le problème de logement ici à Hafia est crucial. Compte tenu du nombre élevé d’étudiants qui sont orientés chaque année ici. Aujourd’hui dans ce village, il y a des chambrettes qui coutent 50 mille GNF. Les propriétaires des maisons vous les réclament sans état d’âme, alors que les étudiants ne peuvent pas les supporter vu que les pécules ne valent rien. Ensuite les logements ne sont pas confortables. Par ailleurs, nous sommes confrontés à un problème de latrines qui n’existent que  de nom à Hafia’’.

Ramata Baldé également étudiante au Centre universitaire de Labé semble prendre son mal avec philosophie: ‘‘c’est difficile de rester ici mais on n’a pas le choix. Nous sommes obligés d’y vivre. Il n’y a pas d’eau, nous marchons beaucoup pour trouver de l’eau potable. En plus les concessionnaires nous obligent de payer les 3 mois de vacances au début de l’année. Une façon de payer ce qu’on n’a pas consommé. Si le directeur général pouvait  nous venir au secours pour nous laisser habiter dans les dortoirs, ce serait bien.’’

Fana Soumah, étudiant est, lui très remonté contre le DG, Docteur Gongorè, qui aurait refusé de mettre à la disposition des étudiants les dortoirs: ‘‘avant les congés c’est devant tout le monde que docteur Gongorè a promis d’ouvrir les dortoirs dès la fin des congés. Voilà c’est le mois de janvier qui vient de s’achever et rien encore. S’il savait qu’il n’était pas prêt pourquoi promettre ? Moi je loge dans le petit village de Kigna, près de l’université où je paie 50mille Gnf pour une petite chambre où je ne peux même pas me mouvoir. Mais il faut reconnaitre au moins que j’ai accès à l’eau contrairement aux autres étudiants qui marchent longtemps pour en trouver. C’est comme ça certains responsables salissent le régime. Ils font des promesses sans se référer à leurs supérieurs hiérarchiques si ça échoue c’est le pouvoir qui est regardé d’un mauvais œil.’’

Le DG que nous avons joint au téléphone a dit tout simplement que ‘‘les problèmes de l’université de Labé ne se règlent dans la presse’’ avant de nous raccrocher au nez.

Selon certaines indiscrétions la construction des dortoirs est achevée. Mais les autorités de l’institution auraient peur de les mettre  à la disposition des étudiants pendant que toutes les universités du pays sont en régime d’externat. Selon les commentaires d’un enseignant ‘‘donner les dortoirs aux étudiants de Labé provoquerait des remous dans les autres institutions du pays qui n’en disposent pas’’.

En attendant les étudiants peinent à vivre dans des conditions peu favorables aux études.

                                                                                                     Alpha Ousmane Bah

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