Au cours d’une conférence presse tenue, ce vendredi 17 août, dans un réceptif hôtelier de la place, le directeur exécutif de African Crisis Group, Dr Sékou Koureissy Condé, a dit que  « l’élément fondateur de la paix, c’est le dialogue ».

Mais, selon lui, on a l’impression qu’il  y a une tendance anti-dialogue qui est en train de se créer dans le pays. Parce que « dès qu’on parle de dialogue, on pense que vous avez démissionné ; dès qu’on parle de dialogue, on dit que vous avez peur ; dès qu’on parle de dialogue, on pense que vous êtes faible. Mais c’est tout à fait le contraire, le dialogue est fondamentalement et prioritairement l’écoute, et cette capacité d’écoute dénote d’une certaine éducation culturelle, sociale et sociétale civique. Lorsque nous sommes capables de constater nos divergences et contradictions, nous sommes capables de nous reconnaitre les uns et les autres.  Nous avons traversé quelques crises, ces derniers temps, en République de Guinée, et je pense fondamentalement que la Guinée a gagné », a déclaré Koureissy Condé.

Selon l’ancien ministre de la Sécurité, pendant les 15 dernières années, 95%  des cas de violences, des crises et des conflits ont des soubassements religieux. C’est pourquoi, il soutient qu’ « il est important que la jeune génération s’intéresse à ces questions que nous cultivons dans nos quartiers, dans nos villages ».

Poursuivant son intervention, il affirme qu’il y a réponse au phénomène de l’islamophobie qui est en train de se développer dans la sous-région ouest-africain. Pour lui, « l’Europe a sa technologie, l’Amérique a  ces dimensions industrielles, l’Afrique a le dialogue, et il faut puiser dans l’énergie africaine pour renouer avec les alliances traditionnelles, pour renouer avec les mécaniques endogènes, des mécanismes culturels de règlement de conflit, de d’information et d’échange d’information, de visites et d’alliances, pour encore une fois garantir aux populations, au milliard d’africains jeunes qui pointent à l’horizon dans 35 ans, une vie de paix et prospérité auxquelles nous aspirons ».

« En termes de menace, il faut veiller  sur nos comportements ethniques, il faut surveiller l’impartialité de l’Etat. La neutralité et l’objectivité de la justice. Il faut avoir le courage de le signaler légalement et pacifiquement en termes de société civile. Il faut reconnaitre de tout ce qui bon, tout ce qui est en train de se faire de positif, et louer objectivement ce qui est en train de se faire. Il faut avoir le courage en même temps de dire, de signaler, de dénoncer et d’interpeler sur les différentes inquiétudes. Lorsque tout cela est possible, on est dans une atmosphère de paix », conclut l’ancien médiateur de la République, aujourd’hui activiste de la société civile.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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