Rencontré ce vendredi 16 novembre chez lui, alors qu’il fêtait avec ses sympathisants la place de 2ème vice-maire de la commune de Matam, Badra Alioune Cheikna Koné, patron du mouvement LBK (Liste Badra Koné), liste indépendante de ladite commune, nous a confié ses sentiments face à cette élection.

Guinee7.com : Aujourd’hui, vous êtes à la place de 2ème vice-maire à la mairie de Matam, est-ce que cela vous satisfait, vous et toutes les personnes qui vous suivent ?

Badra Koné : Sincèrement, le mouvement LBK (liste Badra Koné, ndlr) est plus que satisfait. Un homme est venu mettre en place une équipe dans un esprit que beaucoup prenaient pour une folie, un esprit impossible pour d’autres ; se lever et demander à prendre la tête de la commune dans laquelle ils vivent, c’était très osé. L’audace qui a amené cette équipe à essayer cela, aujourd’hui, est compensée par ce poste de 2ème vice-maire.

Laissez-moi vous dire que cette compétition, il y avait plein de partis politiques, mais c’est le LBK, le plus bébé de toutes les associations qui étaient là, qui rafle ce poste très très très important. Donc, c’est un sentiment de satisfaction pour tout LBK et en particulier son candidat Badra Koné.

A cette place, qui n’est pas quand même la première au sein de la mairie, pensez-vous pouvoir accomplir tout ce que vous imaginiez pour cette commune ?

Il faut que les gens sachent que le maire est le patron de la commune, les vices maires sont les commissionnaires du maire. Le maire donne à chacun quelque chose à faire, mais ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que la mairie est faite d’un conseil, d’abord on est membre du conseil, ce qui est un premier acquis et deuxième chose, on est membre de l’exécutif communal. Nous allons essayer de faire passer ce que nous voulons.

Aujourd’hui, avez-vous confiance aux personnes avec lesquelles vous êtes appelé à collaborer ?

C’est encore très tôt de dire quelque chose, je prie de Dieu que cette équipe soit une équipe, c’est-à-dire un esprit ! Là-dessus, acceptez le fait que c’est aujourd’hui qu’on a été élus, pour le moment, nous n’avons pas encore eu la première réunion des membres de l’exécutif, pour décider de comment on va faire les choses. Nous avons eu le premier conseil aujourd’hui, nous restons serein, j’ai confiance que, inchallah, nous allons pourvoir réussir la mission qui nous a été confiée par toute la population de Matam.

Ne ressentez-vous pas un peu de déception à ne pas avoir pu gagner la place de maire, sachant que c’était cela l’objectif initial ?

Moi j’ai un problème, peut être que je ne vois pas les choses de la même manière comme tout le monde, et je parle de moi et de ma suite. Laissez-moi vous dire qu’à Matam, il y a plus de 60 000 personnes, que je sois troisième responsable de cette commune, vous vouliez que je regarde devant ? Je regarde derrière. Je regarde les milliers de personnes qui sont aussi derrière moi ; je ne regarde pas les deux personnes qui me devancent, je ne suis pas comme ça. La chose a été faite pour être maire, mais quand on a plus la mère, on se contente de la grand-mère. C’est comme ça.

Quel est votre message à l’endroit de toutes ces personnes que vous représentez, et des habitants de de la commune de Matam en particulier ?

Il faut que les gens de Matam sachent qu’une nouvelle ère s’annonce, l’ère de cette génération qui veut s’exprimer par les actes ; moi je fais partir de cette génération ; inchallah, ils peuvent désormais compter sur des gens comme nous, qui vont faire en sorte qu’on ait confiance en eux, qu’on ait confiance en cette jeunesse qui est prise aujourd’hui pour fainéante, malhonnête… Dire que non, il y a aussi des gens bien dedans qui peuvent changer la donne et il y a beaucoup de personnes comme Badra ou comme d’autres, qui peuvent aussi marquer leur passage, comme dans la situation où je me retrouve aujourd’hui.

Interview réalisée par Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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