À l’instar de plusieurs hommes politiques du pays, Le président du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN), Lansana Kouyaté, depuis la France, s’est exprimé sur la crise qui sévit actuellement au sein de la cour constitutionnelle. C’était au cours d’un entretien qu’il a accordé à nos confrères de la radio Espace FM.

Prenant la parole, l’ancien Premier ministre a indiqué que le début de cette déstabilisation de la cour constitutionnelle ne date pas d’aujourd’hui, « rappelez-vous les termes et de la loi votée par le conseil national de transition, c’était en mars 2011 ». Avant de rappeler que la constitution est claire, la cour constitutionnelle comprend 9 membres âgés de 45 ans au moins, choisis par leur bonne moralité. « Est-ce qu’honnêtement, on ne sait pas qu’il y avait des éléments de cette cour qui n’avaient pas cet âge mais qu’on a mis là dans ? Ça c’est un petit signal, mais en la matière, il n’y a pas de petits signaux, tout le petit signal doit être le prélude de quelque chose… Je ne vais pas dans les détails, mais je sais qu’il y a des gens qui, au moment où ils ont été désignés dans cette cour, ils n’avaient pas 45 ans », a dénoncé le président du PEDN.

À la question de savoir si à travers cette crise à la cour constitutionnelle un troisième mandat du Pr. Alpha Condé n’est pas en train d’être désigné ; Lansana Kouyaté répond : « Moi j’avais dit que ceux qui pensent que le président Alpha Condé n’a qu’une seule flèche à son arc, se trompent. Il a plusieurs options, l’une de ces options c’est de déstabiliser la cour constitutionnelle et enlever un empêcheur. C’est-à-dire le président actuel de la cour constitutionnelle, qui a dit que c’est le second et le dernier mandat du président de la République et que ces mandats détermineront le sort de la démocratie en Guinée ; il lui a conseillé de se garder de la mélodie des sirènes révisionnistes tout est mis en œuvre pour la pervertir… Le président l’a pris comme une déclaration de guerre mais c’était une déclaration de sage conseil qui a été édité, qui a été dit publiquement mais malgré toute la forme et ici importait peu. Le message était trop grand, trop fort pour que les institutions soient préservées ».

Par ailleurs, le leader du PEDN a révélé que : « le vice-président de la cour était à Paris, il a séjourné du 07 au 11 septembre 2018, pour rencontrer qui ? Je ne sais pas. Mais je sais qu’il y a ici ce que j’appelle les mercenaires du droit, qui aident les pays africains à faire des montages tordus alors que le droit doit être droit, on a vu le cas de certains pays, je ne veux pas les citer. Mais dès qu’il a quitté le 11 septembre dernier, c’est le 12 que la cour a siégé pour prononcer un arrêt pour destituer le président de la cour pour empêchement et ce qui est un argument fallacieux. Donc c’est un montage qui a été même abreuvé de l’apport malsain de certains intellectuels qui se disent de droit et qui ont participé à la rédaction »

Enfin, Lansana Kouyaté estime que même si ce n’est pas le Président Alpha Condé qui tire les ficelles de cette crise, il est néanmoins la personne, la mieux indiquée maintenant pour y mettre un terme.

Mohamed Kaba Soumah pour Guinee7.com

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