À l’occasion du 6ème congrès électif du bureau exécutif de l’USTG dirigée par Louis Mbemba Soumah, qui a ouvert ses portes à Conakry, ce lundi 19 novembre, le secrétaire général adjoint de cette structure syndicale, Abdoulaye Sow, a fait le point sur l’importance de cette assise, avant de s’exprimer sur le congrès tenu à Mamou, le mois dernier, au nom de l’USTG, par des syndicalistes qu’il traite de « dissidents ».

Selon Abdoulaye Sow, la tenue de ce 6ème congrès permettra au mouvement syndical guinéen de redorer son blason de 2006, 2007, 2008 et de devenir le syndicat qui joue pleinement son rôle, à savoir la défense des intérêts supérieurs du travail et des travailleurs.

Il estime en effet, qu’avec le climat d’union qui règne actuellement entre les différentes fédérations de sa centrale syndicale (USTG, Ndlr), leurs revendications auprès de l’État pourront être satisfaites. « Nous sommes un syndicat de dialogue, un dialogue responsable et constructif. Le gouvernement et le patronat ne sont pas ennemis à l’USTG, nous pouvons avoir des conceptions ou des visions différentes, mais on finira toujours par aplanir l’ensemble des problèmes autour de la table. Nous allons être un syndicat responsable, sur des revendications objectives et qui puissent être satisfaites dans l’intérêt supérieur de tous les travailleurs guinéens… Que chacun comprenne que tous les problèmes, d’où qu’ils viennent, doivent se résoudre autour de la table. Donc, nous allons revenir autour de la table, traiter tous les problèmes et faire ce qui est possible, ce qui n’est pas possible ne se fera pas. Mais chacun viendra, arguments contre arguments, pour qu’on trouve un modus qui puisse satisfaire tout le monde et qu’on sorte de cette pagaille qui est actuellement orchestrée par certaines personnes qui y trouvent intérêt », a expliqué le secrétaire général de la FESABAG.

S’agissant du congrès organisé par des « dissidents » de l’USTG à Mamou, Abdoulaye Sow dit ne pas être au courant de la tenue d’un quelconque congrès de cette centrale syndicale à l’intérieur du pays, cette année. « Tout ce que je sais, dit-il, c’est qu’il y a eu des amis, des coquins et des copains qui se sont retrouvés à Mamou pour une villégiature ; mais voilà le congrès de l’USTG et qui sera reconnu par l’internationale… C’est ça le vrai congrès, nous n’allons pas en villégiature à l’intérieur du pays, nous sommes à Conakry, parce que toutes les fédérations sont à Conakry ».

Et de poursuivre : « Il y a des personnes qui ont voulu faire du faux et usage de faux. On a envoyé un message de solidarité à l’USTG, les gens ont transformé ce message de solidarité en message de reconnaissance, c’est faux et archi faux. Je reviens du congrès de la CNTS (Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal), qui a mobilisé le monde syndical et qui a prouvé que nous avons le soutien du monde syndical ».

À la question de savoir sa réaction face à la plainte annoncée par ces syndicalistes « dissidents » contre sa personne et celle du camarade Louis Mbemba Soumah, pour détournement de fonds, le secrétaire général adjoint de l’USTG répond : « Le ridicule ne tue pas dans ce pays. Des personnes qui sont exclues de l’USTG, des personnes qui sont dissidentes, nous sommes 26 membres de l’USTG, ce petit groupuscule de 11 personnes qui disent “nous allons faire ceci”, alors qu’ils n’existent même pas. Comment l’existant peut porter plainte contre des personnes qui existent ? La justice guinéenne, ce n’est pas la pagaille, elle agit sur la base objective et gère ce qui est gérable. Personne ne peut porter plainte contre nous, nous sommes des hommes et des femmes très responsables… »

Mohamed Soumah pour guinee7.com

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