Après plusieurs séances d’audition à la Direction Nationale de la Police Judiciaire (DNPJ), Ibrahima Sory Lincoln Soumah, Sidy Diallo et Thierno Madjou Bah, tous journalistes à la radio Nostalgie Guinée, plus un ancien enseignant de l’école « Saint Joseph de Cluny » et un syndicaliste ont été entendus ce mercredi 10 octobre, par un juge d’instruction au Tribunal de Première Instance (TPI) de Kaloum.

En effet, nos confrères sont poursuivis pour diffamation, dénonciation calomnieuse et injures sur plainte d’une “religieuse” qui gère l’école primaire privée Saint Joseph de Cluny, sise à Boulbinet dans la commune de Kaloum.

Pour la petite histoire, c’est au cours d’un des numéros de l’émission « Africa-2015 » de la radio Nostalgie que les journalistes cités ci-haut, ont donné la parole a un ancien enseignant de l’école « Saint Joseph de Cluny » qui, dans son intervention, a dénoncé des licenciements arbitraires dont-il aurait été victime, mais aussi des cas de viol sur des jeunes filles au sein de cet établissement scolaire religieux.

le parquet général du Tribunal de première Instance de Kaloum a décidé d’ouvrir une information judiciaire

Me Salif Béavogui, qui est en charge de défendre nos confrères dans cette affaire, confie à la sortie d’audience que « le parquet général du Tribunal de première Instance de Kaloum a décidé d’ouvrir une information judiciaire et le cabinet de Monsieur Mohamed Diawara, juge d’instruction à Kaloum a été saisi, il nous a reçus et le travail a été fait convenablement dans les règles de l’art. Il ne faut pas se voiler la face, mes clients ont été inculpés pour ces faits, mais ils ont été laissés en liberté avec élection de domicile à mon cabinet pour les besoins de la procédure ».

ils vont continuer à exercer librement leurs activités

Il précise par ailleurs que ses clients bénéficient de la présomption d’innocence et que rien n’est, pour le moment, retenu contre ces derniers. « Le dossier est désormais entre les mains d’un juge d’instruction et l’instruction préparatoire est sécrète. Je rentre avec mes clients à leurs domiciles et ils vont continuer à exercer librement leurs activités, aucune restriction ne leur a été imposée ».

À noter que l’avocat de la plaignante n’a pas voulu se prêter aux questions des journalistes présents, sous prétexte que le dossier est encore en phase d’instruction.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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