Les négociations entre le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) et le gouvernement se sont poursuivies ce lundi 1er octobre dans les locaux du ministère de la fonction publique, sans consensus trouvé sur les préalables posés par les syndicalistes qui menacent d’aller en grève.

Après plusieurs jours de négociations, les débats entre le gouvernement et le SLECG restent au point mort malgré les efforts consentis des deux côtés.
‘‘Nous venons de finir les débats d’aujourd’hui (lundi 1er Octobre), les négociations continuent. Nous avions dit la fois dernière que le couloir de négociation est ouvert et les négociations continuent. Au jour d’aujourd’hui, nous suspendons la séance et les négociations continuent à partir de mercredi’’ a déclaré Mounir Camara, conseiller politique à la primature.

Mohamed Bangoura, secrétaire chargé à la communication du SLECG, dresse un constat d’amertume : ‘‘C’est avec amertume que nous avons constaté que les propos qui ont été tenus le jeudi ou le vendredi selon lesquels les salaires des enseignants avaient été débloqués et que ces derniers pouvaient entrer en possession de leurs salaires, n’ont pas été respectés. Ces 11.148 enseignants qui se sont vus dévirer arbitrairement des banques, n’ont non seulement pas été revirés, ni payés par billetage’’.

En outre, sur les négociations liées au salaire de base de 8.000.000 GNF, le gouvernement est resté catégorique selon Mohamed Bangoura. ‘‘Le couloir de négociation autour du salaire de base de 8.000.000 conformément à l’article 100 du statut particulier de l’éducation mais aussi au point 3 inscrit sur le protocole d’accord obtenu le 13 mars 2018, nous avons constaté que le gouvernement est resté catégorique et a refusé de placer ne serait-ce qu’un mot autour de ce salaire de base minimum de 8 millions pour chaque enseignant. Nous, nous restons toujours dans l’esprit du protocole d’accord. Tant que nous n’obtenons pas satisfaction autour de notre plateforme revendicative, le SLECG est disposé à toujours dialoguer avec le gouvernement en vue de trouver une issue favorable à cette crise. Même s’il faut que nous négociions dans la grève, nous sommes prêts’’, conclut-il.

Malgré la requête du gouvernement demandant de sursoir au mot d’ordre de grève, le SLECG reste catégorique et appelle tous les enseignants de la Guinée à observer le mot d’ordre de grève du mercredi 03 octobre à partir de 8 heures.

Fatoumata Kaba pour Guinee7.com

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