Dr Ousmane Kaba, président du PADES, était l’invité de l’émission “Œil de Lynx” de nos confrères de Lynx FM, ce lundi 14 janvier 2019. Au cours de cet entretien, l’ancien allié du parti au pouvoir, a estimé que le glissement du calendrier électoral prépare le pays à des lendemains plutôt difficiles.

« Donc, moi, j’ai estimé en âme et conscience, en tant que Guinéen, qu’accepter le glissement du calendrier, c’est de nous préparer à des lendemains difficiles. Pourquoi ? Parce que, dans notre pays, nous avons historiquement l’habitude de laisser glisser les dates des différentes élections.  Il faut qu’on apprenne à respecter la Guinée, il faut qu’on apprenne les règles de la démocratie. Donc, le choix était celui-ci : est-ce que nous allons faire un acte qui va approfondir la démocratie en Guinée, mettre la pression sur le gouvernement et la CENI, pour qu’on organise rapidement, en créant le vide juridique, le vide institutionnel ; ou est-ce que nous allons suivre comme ça ? J’ai pris cette décision avant le décret, et je n’ai pas été déçu, parce que nous avons un décret qui n’a même pas de date limite. Ça veut dire que le jeu a déjà commencé », a déclaré l’Honorable Ousmane Kaba.

Sur le retard dans l’organisation des élections législatives, Dr Kaba soutient que « l’exécutif et la CENI devraient prendre toutes les dispositions pour organiser des nouvelles élections législatives », a-t-il déclaré, avant de renchérir : « Est-ce qu’on n’avait pas prévu que le mandat de l’Assemblée devrait finir le 13 janvier ? Si ça se trouve dans le calendrier, est-ce que c’est des événements graves et exceptionnels qui ont fait qu’on n’a pas pu faire les élections? La cour constitutionnelle même a répondu non, il n’y a pas eu d’événements graves qui auraient puis empêcher de  tenir des élections ».

Avec les leaders des autres partis de l’opposition ayant des députés à l’Assemblée nationale,  Dr Ousmane Kaba souhaite que « la décision soit unanime pour paralyser ce parlement, et obliger l’Etat et la CENI à organiser très rapidement les élections.  Et la cour constitutionnelle devrait assortir toute autorisation d’un délai, comme ça a été fait au Gabon. La cour constitutionnelle au Gabon, a dit : “D’accord, vous avez des arguments, okay, mais on vous donne trois mois. En trois mois, organisez des élections pour qu’il y ait des nouveaux députés ».

Bhoye Barry pour guinee7.com

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