Le 1er juillet, nous avons publié un article intitulé « Aggreko n’a pas été à la hauteur des attentes malgré sa facture trop salée payée par l’Etat guinéen, selon Les Afriques ». En guise de réponse, Aggreko, par la voix d’un de ses responsables a apporté les précisions suivantes: « C’est une campagne de calomnie orchestrée contre notre groupe. Dans les deux ans de contrat de location de générateurs électriques que nous avons passés avec EDG, tout s’est passé à la satisfaction du client qu’est le gouvernement guinéen. Nous ne nous occupions pas de la fourniture du carburant, c’était la responsabilité de la Guinée. EDG nous a demandés de produire 50 mégawatts d’électricité et nous avons amené des groupes de capacité de production de 60 mégawatts. Et nous avons fait venir nos experts britanniques pour l’installation de la production et la distribution dans le réseau d’EDG puisqu’elle n’avait pas l’expertise en la matière. Mais pour pouvoir produire les 50 mégawatts (6h par jour de minuit à 6h du matin ou 24h/24h, il va falloir mettre le carburant dans les générateurs dont le coût est à la charge de l’État et un plan de production journalier fourni par EDG. Si EDG n’a pas pu fournir du carburant pour production les 50MW aux Guinéens 24h/24h, puisque selon elle, elle n’est pas habituée à cela, c’est la faute à Aggreko? Pourtant, nos groupes n’ont souffert et ne souffrent d’aucune anomalie. Aussi,  même si EDG fournissait le carburant, ne savait-elle pas le vol du gazole qui s’effectuait sur les sites par certaines personnes de la boite avec la complicité des agents de sécurité de l’État? Je crois que l’heure de vérité a sonné !» 

Pourquoi Aggreko est aujourd’hui clouée au pilori?  

Notre interlocuteur pense que cela remonte de la lettre 750/DG/EDG/KY/2015 en date du 18 juin 2015 quand la direction d’EDG informait Aggreko de son intention de ne pas proroger le service opérationnel au-delà du 30 juin 2015.

Aggreko, en réponse aurait adressé une lettre à la direction générale d’EDG en date du 22 juin 2015 pour lui réclamer une somme de neuf millions  sept cent quarante-quatre mille six cent quatre-vingt-dix dollars américains (9 744 690 USD) dont huit millions deux cent vingt-trois mille huit cent quatre-vingt-seize dollars (8 223 896 USD) sont échus.

Et à ce cadre d’Aggreko de préciser : «En plus du non-paiement des arriérés que nous doit EDG, nous avons été sollicités pour des choses qui ne correspondent pas à la vision et aux valeurs qu’incarne notre entreprise. Vous comprendrez dès lors l’origine de cette campagne de calomnie dont le seul but est de tenter de ternir l’image d’un groupe qui a fait ses preuves et continue à servir ses clients dans le plus grand respect et professionnalisme partout dans le monde. »

Ibrahima S. Traoré

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