Un adage du terroir dit qu’il est curieux de ‘‘se lamenter sur le sort d’un enfant qui dit avoir faim au point de verser des larmes à sa place’’. Autrement dit, être plus royaliste que le roi peut paraitre suspect.

C’est à peu près à ce jeu que se prêtent des ‘‘défenseurs de la cause du peuple’’ qui exigent, au nom de ce peuple, de ramener le prix du carburant à 8 mille GNF. Le hic ? On n’a toujours pas vu ce peuple bouger, malgré une campagne de communication à outrance dans les médias et sur les réseaux sociaux.

A ceux-là qui jouent les grands seigneurs, je dis ceci :

1-Si c’est vrai qu’ils défendent le peuple, j’imagine, le bas peuple ; s’ils connaissent bien ce peuple, ils doivent savoir que le prix du carburant, même à huit mille francs, est trop.

2-Au lieu de nouer des relations (incestueuses ?) avec toutes les organisations susceptibles de s’opposer à un gouvernement qui a le droit de se donner les moyens de sa politique, ils feraient mieux de mettre la pression sur ce gouvernement pour avoir plus d’acquis pour ce peuple.

3-Ils sont en train de rater une bonne occasion de donner à ce peuple plus qu’il ne peut espérer. Si le gouvernement à lui seul imposait ses mesures d’accompagnement qui auraient pris chez ce peuple.

4-Enfin, si c’est vrai qu’ils défendent ce peuple, qu’ils ne favorisent pas (ou n’apprécient pas) des actions visant à empêcher une partie de ce peuple qui, malgré le prix du carburant à la hausse, décide de travailler.

La démocratie, c’est de laisser les gens libres d’agir dans les limites de la loi. Même si vous estimez qu’ils agissent contre leurs propres intérêts. Passons donc à autre chose.

pour guinee7.com

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