Fièvre Lassa en Guinée / L’ANSS rassure sur sa capacité de contrôler la maladie en 4 à 5 semaines

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Depuis la déclaration, la semaine dernière, d’un cas confirmé de la fièvre hémorragique Lassa en république de Guinée, notamment dans la préfecture de Mamou, des mesures sont en train d’être prises par le gouvernement pour éradiquer au plus vite cette maladie hors des frontières du pays.

Face aux hommes de médias, dans les locaux de sa structure, ce lundi, le directeur général de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS) a donné des informations sur l’évolution de la situation sur le terrain, avant de parler des spécificités de cette maladie épidémiologique. Il s’est également penché sur les mesures préventives contre la fièvre Lassa.

À l’entame de ses propos, Dr. Sakoba Keita a indiqué que « pour le moment, nous évitons d’employer le mot épidémie, parce qu’une épidémie touche plusieurs cas. Comme c’est le seul cas confirmé, nous avons décidé d’envoyer une équipe d’investigation sur le terrain, et qui d’ailleurs a commencé avec nos équipes préfectorales d’alerte et de riposte aux épidémies de Mamou et de Kissidougou à la recherche des cas cachés. Pour le moment, on n’a pas de nouvelle qu’il y a un deuxième cas, mais l’équipe d’investigation ira à partir d’aujourd’hui sur les préfectures de Mamou et de Kissidougou. Et nous avons donné 6 jours pour qu’ils puissent nous dire s’il y a des cas cachés et faire des prélèvements, pour qu’on puisse voir si c’est l’unique cas qu’on a eu. C’est à l’issue de cela que nous allons encore communiquer les résultats de cette investigation, pour qu’on sache si c’est une véritable épidémie ou des cas isolés… »

Parlant de la spécificité du Lassa, le DG de l’ANSS a expliqué : « Il (le virus, Ndlr) se transmet par un vecteur, une souris qu’on appelle « mastomys », avec des mamelles multiples. C’est leurs excréments, avec leurs urines qui rentrent dans les habitations, dans les zones rurales, à la recherche de restes d’aliments. Donc, quand ils défèquent sur des ustensiles qui ne sont pas bien lavés, si vous mettez de l’aliment là-dedans et vous le consommez, vous risquez d’attraper ce virus ».

En matière de prévention, poursuit-il, « il faut mener la lutte anti-vectorielle, c’est-à-dire contre ces souris qui sont dans les maisons, pour qu’enfin nous puissions couper la chaîne de transmission… À Madina, on a beaucoup de raticides, c’est le temps de les utiliser. Et surtout reprendre le lavage des mains et des ustensiles et surtout les mettre à l’abri des vecteurs, on doit protéger nos aliments ».

Par ailleurs, Dr. Sakoba Keita a souligné que l’heure n’est pas à la panique pour la population guinéenne, avant de rassurer qu’avec l’appui des différents partenaires, cette maladie pourrait être contrôlée durant les 4 ou 5 prochaines semaines.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

 

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