Au cours de l’assemblée générale du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) de ce jeudi, qui était majoritairement dominée par des femmes du corps d’enseignants, le camarade Aboubacar Soumah a fait le point sur l’évolution des démarches engagées du côté de l’USTG pour la reprise des négociations entre le gouvernement et le SLECG.

Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que les préalables fixés par la partie gouvernementale, pour une éventuelle reprise du dialogue avec le syndicat des enseignants, semblent ne pas être arrangeants pour le camarade Soumah et compagnie.

« Lorsque l’USTG a adressé une correspondance au gouvernement pour la reprise des négociations, le Premier ministre, dans sa deuxième lettre qu’il a adressée hier, au secrétaire général de l’USTG, le camarade Abdoulaye Sow, les préalables qu’il a indiqués sont inacceptables », a déclaré le meneur de la grève des enseignants.

Avant d’expliquer : « Premièrement, comme préalable à l’ouverture des négociations, il (le Premier ministre, ndlr) exige la suspension de la grève. Deuxièmement, il dit que ces négociations seront ouvertes avec les syndicats de l’éducation, qu’eux (le gouvernement, ndlr), ils ont créés. Donc, nous avons immédiatement réfuté ces préalables, puisqu’ils sont inacceptables. Un syndicaliste ne peut pas suspendre la grève pour aller en négociation ».

En effet, Aboubacar Soumah a rappelé que c’est le SLECG qui a signé le protocole d’accord, le 13 mars ; c’est ce même SLECG qui a engagé la grève de novembre, la grève de février et cette grève-ci. « Donc, si ce n’est pas la confusion, comment se fait-il que le gouvernement peut encore faire allusion à la participation aux négociations de ces syndicats qu’eux-mêmes ils ont créés ? » s’est-il interrogé.

Selon lui, il n’y a plus d’intersyndicale de l’éducation SFPE-SLECG. « C’est seul le SLECG qui est sur le terrain et qui se bat pour tous les enseignants. Donc, c’est le seul SLECG qui va négocier avec le gouvernement ».

Par ailleurs, le camarade Soumah a souligné que si ce mouvement de grève persiste jusqu’à la fin du mois de décembre, les institutions internationales chargées du contrôle des formations (au niveau des Nations unies) déclareront une année blanche en Guinée. « C’est ce qu’ils (les cadres de l’État, ndlr) veulent, or nous, nous ne voulons pas aller à l’année blanche, parce que ce sont nos enfants qui sont là… C’est pourquoi d’ailleurs, on multiplie les pressions pour qu’ils viennent aux négociations, mais ils restent sourds et pourtant ils ont des moyens ».

« Même si on fait 6 mois de grève, continuons à tenir bon ; à la signature du protocole d’accord, les salaires de ces 6 mois seront payés. Soyez sûrs de ça, ce ne sont que des intimidations », à conclu le secrétaire général du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG).

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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