Les travailleurs de la Société Minière de Boké (SMB) étaient en grève depuis lundi, 12 décembre 2016, paralysant ainsi toutes les activités minières sur le site du district de Katougouma, sous-préfecture de Tanènè, préfecture de Boké, rapporte le correspondant de l’AGP dans la préfecture.

Tôt mardi matin, 13 décembre, le préfet de Boké, Mohamed Lamine Doumbouya s’est rendu d’urgence à Katougouma, dans le but de calmer les travailleurs qui exigeaient l’amélioration de leurs conditions de vie et le départ de l’interprète de la SMB.

S’adressant à ses concitoyens, le préfet a mentionné : «C’est votre droit d’aller en grève et réclamer l’amélioration de vos conditions de vie. Mais, vous devriez respecter les procédures légales permettant de défendre vos droits dans l’entreprise. Pour un premier temps, vous devriez surtout attirer l’attention des autorités que nous sommes, nous écouter avant d’entamer la grève. Je vous prie, chers jeunes frères, d’accepter de reprendre le travail comme d’habitude. Vous n’aurez rien à perdre en tant que fils de la localité…».

Des propos qui ont fait froid dans le dos des grévistes qui ont promis de reprendre leurs activités quotidiennes dès aujourd’hui (le 13 décembre, NDLR).

Egalement du côté de la SMB, des promesses ont été tenues quant à l’amélioration des conditions de travail.

Pour le respect des engagements pris de part et d’autre, le préfet a mandaté le secrétaire général chargé des Collectivités décentralisées de Boké, Jean Béavogui, de veiller au grain.

En plus des problèmes liés au respect de l’environnement, la SMB n’est pas citée parmi les entreprises qui offrent un meilleur cadre de vie à ses travailleurs. Pour cette dernière raison, les grèves y sont récurrentes, malgré le jeune âge de l’entreprise.

Avec l’AGP

 

 

 

 

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