Ce samedi 1er décembre, le camarade Aboubacar Soumah a expliqué les raisons qui, selon lui, poussent certains enseignants des écoles publiques à reprendre le chemin de l’école pendant que la grève continue. Avant de formuler une demande à l’endroit des fondateurs des écoles privées afin que ces derniers stoppent également les cours dans leurs établissements. C’était au cours de l’assemblée générale du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG).

c’est parce qu’il est victime de ces différentes pressions, c’est contre sa volonté

“Parmi les enseignants qui font des semblant de cours dans des écoles actuellement, il y a en a qui vont parce qu’ils ont politisé et ethnicisé notre mouvement, il y a la pression des politiciens, la pression des parents, tout cela fait que nos camarades ne peuvent pas résister et ils se pointent dans des écoles. S’il y a aujourd’hui un enseignant dans une classe, c’est parce qu’il est victime de ces différentes pressions, c’est contre sa volonté… mais en réalité, il ne fait rien en classe”, a fait savoir le Secrétaire général du SLECG.

Ce n’est pas bien qu’un enseignant soit dans la rue, on le fait parce que…

Et de poursuivre : ” Tous ceux qui sont en train de raconter que les cours ont repris çà et là, des médias corrompus qui sont en train de dire à travers les ondes et qui clament haut et fort que les cours ont repris, nous les avons écoutés, mais qu’ils aillent voir dans les écoles… il n’y a aucune reprise. Les contractuels qu’ils avaient recrutés ont aussi abandonné et les titulaires qui continuent à aller ont peur parce que quand leurs salaires sont gelés, ils n’ont plus autres ressources. C’est pourquoi ils font semblant et ils émargent pour qu’ils ne perdent pas leurs salaires qui est alimentaire.’’

Nous avons nos soldats qui sont les élèves et parents d’élèves, ce sont eux qui doivent se lever et se battre pour nous

Par ailleurs, le leader syndical a une fois de plus demandé à ses compagnons de resserrer les rangs et de ne plus céder aux intimidations. ‘‘L’heure n’est plus à l’hésitation… même si on ne descend pas dans la rue, même si on ne marche pas, si on reste tous à la maison, c’est vraiment suffisant. Nous avons nos soldats qui sont les élèves et parents d’élèves, ce sont eux qui doivent se lever et se battre pour nous. Ce n’est pas bien qu’un enseignant soit dans la rue, on le fait parce que vraiment nous avons affaire à un gouvernement sans foi’’, a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le principal meneur de l’actuelle grève des enseignants a demandé aux fondateurs des écoles privées de fermer également leurs établissements : “Si les écoles publiques sont fermées, les privés doivent fermer parce qu’il n’y aura pas d’examen, quand l’année blanche sera proclamée en Guinée et les écoles publiques et les écoles privées, tout le monde sera placé dans le même cadre. Donc qu’ils nous comprennent et qu’ils ferment les écoles privées.”

Pour terminer, Aboubacar Soumah a menacé de porter plainte contre les autorités du ministère de l’Éducation nationale au tribunal du travail, pour avoir arrêté, bastonné, gelé les salaires et blessé les enseignants.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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