Guinée/ Les ministres du budget et des finances détaillent la politique budgétaire du gouvernement pour 2019.

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Après la vote de la loi des finances pour l’année 2019  par l’assemblée nationale il y a quelques jours, Le ministre en charge du budget, Ismaël Dioubaté et celui en charge de l’économie et des finances, Mamady Camara,  face à la presse ce jeudi 27 décembre, ont expliqué de long en large, la politique budgétaire du gouvernement.

Accompagnés de leurs collègues ministres, notamment ceux des mines et des investissements, ces deux chefs de département, ont exposé longuement sur les nouvelles reformes engagées cette année et qui seront consolidées l’année prochaine. Cet exercice s’inscrit  selon eux, dans le cadre de la « transparence du processus budgétaire ».

Pour le compte des agrégats macroéconomiques,  le ministre Dioubaté, signale qu’ : « en cohérence avec la politique monétaire , les objectifs de la politique budgétaire au courant de l’année 2019, visent un déficit budgétaire de -2.4% du PIB, un solde budgétaire de base de 0.9% du PIB et un niveau d’endettement ne dépassant pas 45.5% du PIB avec un risque d’endettement modéré dans le moyen terme. En conséquence, il est prévu un niveau des recettes totales de 19 332. 08 milliards de franc guinéen, soit 15.3% du PIB contre un niveau des dépenses d’investissement qui atteindront 9 148.34 milliards soit 7.7% du PIB pour soutenir l’effort de réalisation des infrastructures socio-économiques de base. » Poursuivant, il annonce : « le gouvernement a réduit le rythme de progression des dépenses liées au train de vie de l’Etat. En effet, les dépenses de biens et services de plusieurs administrations et institutions ont été maintenues ou réduites par rapport à leur niveau de 2018. Les économies ainsi réalisées ont été réaffectées pour soutenir l’investissement et les crédits destinés aux secteurs sociaux. »

Pour les nouvelles mesures fiscales de l’année 2019, il liste entre autres : « le réaménagement  du barème de la retenue sur les traitements, salaires pensions et rentes viagères ; le réajustement du taux des impôts minimums forfaitaires des sociétés et entreprises relevant du régime réel normal, la modification de la clé de répartition de la contribution foncière des sociétés et entreprises relevant du régime réel normal ; l’intégration des produits de ventes et marchandises cotés dans le calcul du résultat imposable des entreprises assujetties à l’impôt sur les sociétés… »

Enfin, il décrit les nombreuses « reformes » engagé en 2018 et qui seront consolidées au cours de l’année 2019 en ces termes : « une plateforme d’échange automatisé d’informations et de données entre la direction nationale des impôts, la direction nationale des douanes, le trésor, l’agence de promotion des investissements privés et la banque centrale de la république de Guinée, pour le traitement sécurisé et rapide des dossiers et transactions entre ces différents services financiers ; L’amélioration du mécanisme de remboursement des crédits TVA, pour permettre aux contribuablex, de suivre les différentes étapes de leur demande de remboursement ; la gestion automatisée de l’immatriculation des marchés publics, pour réduire les délais d’attente et assurer une meilleure procédure de réservation des crédits en couverture des marchés… »

L’économie guinéenne se porte au mieux, d’après le ministre de l’économie et des finances et c’est pourquoi, dans son allocution, il ne manque pas de porter à la connaissance de l’opinion deux bonnes nouvelles : « La première, c’est que lors de sa réunion du 2 décembre 2018, le conseil d’administration du fond monétaire international a estimé que la deuxième revue du programme économique et financier de la Guinée appuyé par la  facilité élargie de crédit du FMI a été concluant. C’est une très bonne nouvelle parce que cela prouve notamment, que le budget de la Guinée est bien géré.»

« La deuxième bonne nouvelle, puisque la Guinée connait un cycle économique, qui est le plus fort de son histoire, en effet, au cours de ces trois dernières années, le taux de croissance moyen de l’économie s’est établi à 8,8%,  alors que la moyenne continentale est de 2,6%, renvoyez l’histoire économique de la Guinée, on n’a jamais enregistré de telles performances. »

Par ailleurs, tous les deux ministres assurent que la préoccupation majeure du gouvernement est la traduction de cette économie en bonne santé, sur le train de vie de la population guinéenne.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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