Le ministre guinéen des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger François Lounsény Fall a annoncé ce mardi l’envoi d’une délégation de “haut niveau” en Belgique dans les prochains jours, pour échanger avec les autorités belges sur des questions relatives aux sans-papiers guinéens, que Bruxelles juge indésirables sur son sol.

François Lounsény Fall qui s’exprimait ainsi sur les antennes d’une radio locale a indiqué que ces échanges permettront de trouver une issue sur le retour des Guinéens déboutés de leur demande d’asile politique par les autorités belges, de façon conventionnelle.

Quant à ceux qui sont susceptibles de bénéficier de régularisation, leur cas sera aussi abordé par les deux parties, a-t- il indiqué.

Le chef de la diplomatie guinéenne a souligné le fait que son gouvernement ne voulait plus accepter les rapatriements de masse à bord de vols charters, qui ont un “impact négatif” sur l’opinion nationale.

Cette réaction du ministre des Affaires étrangères intervient après le refus par Conakry d’admettre que soit rapatrié 27 de ses ressortissants de la Belgique ce lundi pour “séjour illégal”.

Ces sans papiers guinéens se trouvant dans un centre de détention pour immigrants illégaux en Belgique devaient en effet être embarqués à bord d’un appareil militaire affrété par le gouvernement belge, à travers son secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration dirigé par Mme Maggie De Block.

Mais à la dernière minute, cette mesure d’expulsion a été suspendue à cause de la décision de Conakry de ne pas délivrer une autorisation d’atterrir à cet avion convoyant les sans-papiers.

Une situation qui semble mettre la Belgique dans l’embarras, d’autant que les autorités guinéennes se seraient montrées catégoriques sur le fait de ne pas admettre que ce vol charter ne ramène ces citoyens guinéens au pays, même s’ils sont considérés comme étant dans “l’illégalité” sur le territoire belge.

La Guinée par le truchement de son département des Guinéens de l’étranger indique se conformer à une convention signée avec la Belgique en 2008, qui interdit “tout rapatriement en masse” des ressortissants guinéens.

Il faut rappeler que Bruxelles avait dépêché en février dernier une mission conduite par la secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration Maggie De Block à Conakry, pour plancher sur le sort des sans-papiers guinéens. La mission avait mis cette occasion à profit pour dire que la Guinée venait en seconde position en termes de nombre de demandeurs d’asile en Belgique derrière l’Afghanistan.

Ce nombre serait de plus de 4 000 personnes, dont la plupart ont été déboutées de leur demande, donc susceptibles de quitter le territoire belge.

Xinhua

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