Le collectif des journalistes licenciés de la radio Bonheur FM a tenu une conférence de presse, ce jeudi 16 août, à la Maison de la presse de Coléah, pour discuter de l’évolution du bras de fer qui les oppose à leur directeur général, suite à leur licenciement prématuré.

Depuis quatre mois, treize journalistes de la radio Bonheur FM sont en grève, et ne perçoivent ni salaire, ni prime de travail depuis le 16 avril. Et pour cause, une lettre de revendication adressée au directeur général, comme l’explique  Samba Diallo, porte-parole : « Le travail a été arrêté suite à une demande d’amélioration de vie et de travail des employés, de l’ensemble des travailleurs de la radio, augmentation de salaire, mise à disposition d’un règlement intérieur pour éviter les sanctions arbitraires, mise à disposition d’un bulletin de salaire, parce qu’on vous donne l’argent dans une enveloppe, tout en mettant votre nom, et on vous dit de signer sur un papier, là où il y a la liste de tout le monde. Personne ne connait ce que l’autre perçoit, il n’y a rien de clair ; c’est comme si s’était un maçon qui était dans un chantier. Et donc tout cela, nous avons revendiqué que tout cela change. Mais malheureusement, nous n’avons pas été écoutés, parce que nous avons voulu que l’affaire soit gérée à l’interne, que le directeur et un certain nombre de personnes, qui sont ses conseillers, l’écoutent ; ce qu’il n’a pas voulu. Donc, l’affaire s’est retrouvée sur la place publique, et le refus de dialoguer a fait qu’aujourd’hui, la situation est là, quatre mois après qu’on n’a plus d’autre option que d’aller à la justice, en espérant que le droit sera dit ».

Pour Samba Sow, porte-parole dudit collectif, les processus engagés pour régler le problème à la base ont été un échec sur tous les plans les obligeant à transférer le dossier au tribunal du travail : « C’est l’échec total, le directeur de la radio Bonheur FM, Oustaz Hafiziou Sow, a défié toutes les autorités, l’URTELGUI, la Haute autorité de la communication ou le syndicat de la presse , l’inspection générale du travail qui a adressé trois convocations auxquelles il n’a pas voulu répondre, et face à l’échec de tout cela et à l’échec de la médiation engagée par les leaders religieux et des prêcheurs qui viennent à la radio, nous nous sommes vus dans l’obligation de transférer le dossier au niveau du tribunal du travail, et c’est l’inspection qui a constaté l’échec, parce que c’est elle qui menait la médiation ».

En attendant l’ouverture de ce procès, ces journalistes de la radio Bonheur FM croisent les doigts et espèrent obtenir ce qui leur revient de droit.

Fatoumata Kaba pour Guinee7.com

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